Depuis octobre 2023, la Bande de Gaza est interdite à la presse internationale pour des raisons de sécurité et, selon Israël, pour permettre à son armée de remplir correctement sa mission dans la zone de conflit.
De grands groupes médiatiques internationaux appellent le gouvernement israélien à lever l'interdiction qui empêche les journalistes étrangers d'entrer dans la bande de Gaza et d'y couvrir l'actualité.
Plus d'une vingtaine d'agences de presse, dont AP, la BBC, l'AFP Reuters CNN, ou bien encore le Washington Post, demandent la fin de cette interdiction décidée par Israël fin 2023 peu après l'attaque du Hamas du 7 octobre.
Les journalistes étrangers étant interdits de Bande de Gaza, la couverture des conditions sur le terrain n’a été possible que pour les journalistes palestiniens locaux.
La déclaration réaffirme l'importance pour les journalistes d'avoir un accès au terrain afin "de pouvoir remettre en question les versions officielles de toutes les parties, s'entretenir avec des civils et rendre compte de ce dont ils sont témoins de première main."
Israël n'a pas encore répondu à cette demande selon les chefs des différentes rédactions. Ces derniers s'interrogent d'ailleurs sur les raisons pour lesquelles ces restrictions sont toujours en vigueur aujourd'hui.
Au départ, l'Étathébreu avait déclaré qu'elles étaient nécessaires pour empêcher les journalistes de révéler les positions des troupes et pour répondre aux préoccupations de sécurité dans une zone de guerre active.
Mais dans leur déclaration, les rédactions font valoir "que les combats les plus intenses sont terminés, un cessez-le-feu est en cours, et que les journalistes ne constituent désormais aucune menace pour les soldats israéliens."
Selon Reporters sans frontières, plus de 210 journalistes et professionnels des médias ont été tués depuis la reprise du conflit en octobre 2023.