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L'UE vise le patriarche russe Kirill dans une nouvelle proposition de sanctions

Patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe
Le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe. Tous droits réservés  Igor Palkin/Russian Orthodox Church Press Service
Tous droits réservés Igor Palkin/Russian Orthodox Church Press Service
Par Jorge Liboreiro & Luca Bertuzzi
Publié le
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Le patriarche Kirill, chef de l'Église orthodoxe russe, figure dans la dernière proposition de sanctions de l'UE contre la Russie

L’Union européenne va tenter une nouvelle fois de sanctionner le patriarche Kirill, chef de l’Église orthodoxe russe, après le veto opposé par la Hongrie en 2022.

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Son nom a été ajouté à un vaste paquet de sanctions présenté mardi, ont confirmé à Euronews trois diplomates.

Bruxelles ne révèle pas l’identité des personnes visées tant que les États membres n’ont pas arrêté une décision définitive. Les sanctions individuelles prévoient le gel des avoirs et une interdiction de voyager.

Kirill, figure très controversée dotée d’une influence à la fois religieuse et politique, est accusé de diffuser une propagande révisionniste pour justifier la guerre en Ukraine.

Sous sa direction, l’Église orthodoxe russe a approuvé un document appelant à l’anéantissement de l’indépendance de l’Ukraine et qualifiant l’invasion de « guerre sainte ».

L’UE avait déjà tenté d’inscrire Kirill sur liste noire en 2022. Mais la Hongrie, dirigée alors par le Premier ministre Viktor Orbán, a bloqué cette initiative, la présentant comme une question de liberté religieuse.

Ce veto avait fait la une de l’actualité et suscité l’indignation d’autres pays.

Le dossier était resté en sommeil jusqu’au mois dernier, lorsque le nouveau gouvernement hongrois de Péter Magyar a exprimé sa volonté d’aller de l’avant avec cette mesure, comme l’a rapporté auparavant Euronews.

Les responsables européens ont saisi ce revirement pour ajouter son nom à la dernière proposition.

Cependant, en raison de la position particulière de Kirill en tant que chef de l’Église orthodoxe russe, il n’est pas certain que les 27 États membres soutiennent tous son inscription sur la liste noire. Dans les négociations qui exigent l’unanimité, il n’est pas rare que certains noms soient retirés afin de parvenir à un consensus.

Bruxelles vise un accord sur le 21e paquet de sanctions d’ici au 15 juillet afin d’éviter une révision automatique du plafonnement du prix du pétrole russe.

Avec la contribution de Sándor Zsiros.

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