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Paris ouvre une enquête sur le traitement des militants de la flottille pour Gaza

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'exprime à Cernay-la-Ville, près de Paris, le vendredi 27 mars 2026
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'exprime à Cernay-la-Ville, près de Paris, le vendredi 27 mars 2026 Tous droits réservés  AP Photo
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Par Grégoire Lory & Vincent Reynier
Publié le Mis à jour
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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, saisit la justice après des accusations d’humiliation, de viols et de tortures contre des militants de la flottille pour Gaza.

La France va ouvrir une enquête sur le traitement réservé à ses ressortissants à bord de la flottille pour Gaza. Cette décision, annoncée vendredi par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, fait suite à des témoignages faisant état d’humiliations, de viols et d’actes de torture subis par les militants pendant leur détention.

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Jean-Noël Barrot a déclaré que l'enquête était ouverte "sur la base d’un rapport que j’ai demandé à notre consul général en Turquie, qui détaille des violences sexuelles, des expositions au froid, des passages à tabac et des humiliations répétées visant des ressortissants français – autant d’actes susceptibles de constituer des infractions pénales".

"J’ai décidé [jeudi] de saisir la procureure de la République, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale. Ce dossier est désormais entre les mains de la justice", a-t-il poursuivi.

Condamnation internationale

L’Italie, l’Irlande et l’Espagne avaient déjà demandé à l’Union européenne de sanctionner Itamar Ben Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, issu de l’extrême droite, qui avait publié une vidéo montrant des militants de la flottille à destination de Gaza, détenus, contraints de s’agenouiller les mains liées.

La diffusion de cette séquence, qui montrait des militants étrangers de la flottille arrêtés en mer par Israël et en attente d’expulsion dans le port méridional d’Ashdod, avait provoqué un tollé mondial.

Il y a quelques jours, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, avait qualifié le traitement infligé aux militants d’"intolérable" et exigé des excuses d’Israël. Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, avait de son côté jugé ce traitement "inacceptable".

La flottille Global Sumud avait quitté la Turquie dans une tentative de briser le blocus imposé par Israël au territoire palestinien, après l’interception d’un précédent convoi par les forces israéliennes.

L'État hébreu contrôle tous les points d’entrée vers la bande de Gaza, qui est soumise à un blocus israélien depuis 2007.

Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023, le territoire est confronté à de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d’autres biens essentiels, Israël allant parfois jusqu’à suspendre totalement l’acheminement de l’aide.

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