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Israël poursuit ses frappes au Liban, deux jours après l'annonce de l'accord Washington-Téhéran

Un homme fait le signe de la paix debout sur les décombres de sa maison détruite à Nabatiyé, dans le sud du Liban, mardi 16 juin 2026.
Un homme fait le signe de la paix sur les décombres de sa maison détruite, à Nabatiyeh, dans le sud du Liban, le mardi 16 juin 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Hussein Malla
Tous droits réservés AP Photo/Hussein Malla
Par Emma De Ruiter & Vincent Reynier
Publié le
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Les affrontements se sont atténués dans le sud-Liban après l'accord États-Unis–Iran, mais des frappes israéliennes ont encore fait au moins cinq morts depuis lundi.

Les forces israéliennes ont mené de nouveaux raids aériens sur des zones du sud du Liban, faisant plusieurs blessés, ont rapporté les médias d’État, à quelques jours de la finalisation d’un accord visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.

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Selon l’Agence nationale de l’information (ANI) du Liban, des avions de combat israéliens ont mené des raids visant la zone de Nabatieh al-Fawqa et la périphérie de la ville voisine de Kfar Tebnit. L’agence ajoute qu’une frappe de drone a également visé la localité d’Ansariyeh, dans la région de Zahrani.

Si la violence a diminué au Liban depuis l’annonce lundi d’un accord américano-iranien pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, les frappes israéliennes contre le sud ont tout de même fait au moins cinq morts, selon l’ANI.

Le mouvement armé Hezbollah, soutenu par l’Iran, a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars en tirant des roquettes sur Israël pour venger la mort du Guide suprême iranien, tué par des frappes américano-israéliennes. Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements aériens et une invasion terrestre.

Le Hezbollah n’a, pour l’heure, publié aucun communiqué depuis mardi revendiquant des attaques contre des cibles israéliennes dans le sud du Liban.

Des attaques persistantes qui menacent l’accord entre les États-Unis et l’Iran

L'une des grandes questions qui continuent de planer sur l’accord avec l’Iran concerne le sort du Liban.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré mardi qu’une fin du conflit serait incomplète "sans le retrait des forces israéliennes des territoires qu’elles ont occupés au cours de cette guerre".

"Toute attaque militaire du régime sioniste contre le Liban à partir de maintenant, ainsi que la poursuite de l’occupation de territoires libanais, sera considérée, de notre point de vue, comme une violation du mémorandum d’entente", a déclaré le ministre.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a toutefois réaffirmé lundi que les forces de son pays resteraient au Liban "aussi longtemps que nécessaire".

Les attaques israéliennes au Liban ont provoqué ces derniers jours des tensions entre Israël et son allié, les États-Unis.

Le président américain, Donald Trump, a critiqué Benyamin Netanyahu, déclarant : "J’ai eu une très bonne relation avec Bibi. Désormais, Bibi doit être plus responsable vis-à-vis du Liban".

"Sans les États-Unis, il n’y aurait pas d’Israël. Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël, car aucun autre président n’était prêt à faire ce que j’ai fait", a-t-il ajouté.

Donald Trump pousse à la conclusion d’un accord alors qu’il fait face à un retour de bâton politique dans son pays, où la guerre est impopulaire et a fait grimper les prix du carburant. Par le passé, les attaques israéliennes contre le Liban ont déjà compromis les négociations entre Téhéran et Washington.

L’accord n’a pas encore été rendu public et les responsables ont parfois donné des interprétations contradictoires de son contenu.

Un responsable américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour évoquer les grandes lignes de l’accord, a indiqué que celui-ci ne prévoit pas de retrait israélien. Le Pakistan, l’un des principaux médiateurs, affirme au contraire que l’accord prévoit la fin des opérations militaires, y compris au Liban, comme Téhéran le réclame de longue date.

Sources additionnelles • AFP, AP

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