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Trump demande à Netanyahu d'être responsable au Liban et de laisser la Syrie gérer le Hezbollah

Le président Donald Trump se rend au G7, l'Iran au centre des discussions
Le président Donald Trump se rend au G7, l'Iran au centre des discussions Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Maria Tadeo
Publié le Mis à jour
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Donald Trump met en cause la stratégie de Benjamin Netanyahu au Liban et juge la frappe sur Beyrouth excessive. Il présente désormais le président syrien comme le plus apte à lutter contre le Hezbollah.

Les négociations se poursuivent sur le futur du Moyen-Orient. Après l'annonce d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, Donald Trump se tourne également vers le Liban. Car le texte signé entre Washington et Téhéran prévoit notamment le retrait d'Israël du pays, une condition que l'État hébreu a rapidement rejeté.

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a d'ailleurs affirmé que le maintien des forces israéliennes dans le sud du Liban constituerait une violation de l’accord. "Tant que les forces israéliennes ne se seront pas retirées des territoires qu’elles ont occupés durant cette guerre, celle-ci ne sera pas véritablement terminée", a-t-il assuré.

Le président américain, de son côté, a déclaré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devait se montrer "responsable au sujet du Liban" et laisser la Syrie "s’occuper du Hezbollah".

Lors d'une rencontre bilatérale avec l'émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, médiateur dans les pourparlers, organisée ce mardi 16 juin en marge du sommet du G7 à Évian-les-Bains, Donald Trump a affirmé que le Hezbollah restait un problème pour la région. Cependant, il a laissé entendre que la riposte israélienne était allée trop loin et pourrait menacer la stabilité au Moyen-Orient.

Mais Benjamin Netanyahu a assuré qu'il resterait au Liban "aussi longtemps que nécessaire". Israël se retrouve ainsi face à un dilemme : poursuivre ses efforts pour affaiblir les capacités militaires du Hezbollah et restaurer sa dissuasion et risquer de compromettre un accord soutenu par son principal allié, les États-Unis.

Des attaques malgré le cessez-le-feu

Dimanche, l’armée israélienne a frappé un immeuble dans la capitale libanaise, Beyrouth, blessant plus d’une douzaine de personnes et faisant trois morts, malgré la mise en place d'un cessez-le-feu. Israël a indiqué que l’opération visait un centre de commandement du Hezbollah.

L’attaque est intervenue alors que les États-Unis se préparent à annoncer un accord-cadre pour mettre fin à la guerre avec Téhéran."Israël se bat contre le Hezbollah depuis trop longtemps, et trop de gens sont tués", a-t-il insisté. "Vous n’êtes pas obligés de raser tout un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu’un, parce qu’il y a beaucoup de gens qui vivent dans ces appartements et ils ne sont pas tous du Hezbollah", a-t-il également lâché.

"Je n’ai pas aimé qu’il mène une attaque à partir de petits drones [au Liban]... C’était vicieux. C’était trop", a-t-il ajouté. "Le Liban a été le pays le plus maltraité et il ne peut pas se défendre."

Selon Donald Trump, le président syrien Ahmed al-Sharaa est "tout à fait capable" de gérer le Hezbollah, le dirigeant de "très bon". "C’est lui [Ahmed al-Sharaa] qui fera le travail", a-t-il ajouté.

Cependant, les actions de Benjamin Netanyahu ne changent en rien la relation qu'entretient Donald Trump avec le Premier ministre israélien, bien qu'il l'appelle à devenir "plus responsable". Plus tôt dans la semaine, le site Axios a rapporté que le président américain avait vertement réprimandé Benjamin Netanyahu après la frappe sur Beyrouth, affirmant qu’il n’avait "aucun put*in de jugement".

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 4 000 morts, dont des centaines de civils, et provoqué le déplacement de plus d’un million de personnes.

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