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Le Brent passe sous 74 dollars, une première depuis le début de la guerre en Iran

Photo d’archives : le pétrolier Dubai Attraction amarré sur le Mississippi, au terminal IMTT de Saint Rose (Louisiane), jeudi 2 avril 2026.
Photo d'archives - Le pétrolier Dubai Attraction est amarré sur le Mississippi au quai de l'IMTT à Saint Rose, Louisiane, le jeudi 2 avril 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Gerald Herbert
Tous droits réservés AP Photo/Gerald Herbert
Par Doloresz Katanich avec AP
Publié le Mis à jour
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Le Brent passe sous 74 dollars le baril mercredi, une première depuis le début de la guerre en Iran fin février, les investisseurs réduisant la prime de risque géopolitique.

Alors que les prix du pétrole poursuivaient leur repli, le Brent de référence sur les marchés internationaux est brièvement passé sous les 74 dollars le baril mercredi après-midi, après avoir évolué sous les 75 dollars depuis la mi-journée, une première depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février.

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La confiance des investisseurs est dopée par l’augmentation du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz et par les progrès des pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran. Mais les divergences sur les inspections nucléaires et les sanctions restent irrésolues, ce qui pose la question de la durabilité de l’accord.

Parallèlement, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz se redresse progressivement après des mois de perturbations, même s’il reste inférieur à son niveau d’avant-guerre, indiquent les analystes.

Avant le conflit, le détroit d’Ormuz enregistrait environ 125 à 140 traversées de navires par jour, dont quelque 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers quotidiens, soit près d’un quart du commerce mondial de pétrole transporté par voie maritime.

Reflétant le redressement des flux énergétiques en provenance du Golfe, l’Agence internationale de l’énergie indique que les exportations de pétrole des Émirats arabes unis sont revenues début juin à près de 85 % de leur niveau d’avant-guerre, à environ 4,3 millions de barils par jour, contre 1,9 million de barils par jour en mars.

Reuters rapporte également que les traders intègrent de plus en plus la possibilité que les exportations de pétrole iranien reviennent plus largement sur le marché, grâce à la suspension temporaire des sanctions et aux progrès du processus de paix. Selon les analystes, cela contribue à la récente nouvelle baisse des prix du pétrole, au-delà du simple redressement du trafic de pétroliers.

Les prix du pétrole ont désormais chuté de près de 40 % par rapport à leurs sommets en temps de guerre, le Brent ayant culminé autour de 118 dollars le baril.

Les contrats à terme sur le Brent pour une livraison le mois prochain se négocient sous les 80 dollars le baril ces derniers jours, tout en restant au-dessus des 72,48 dollars enregistrés la veille du début de la guerre.

Le pétrole américain de référence est tombé à 70,36 dollars le baril à 15 heures (CEST). Il évoluait autour de 67 dollars le baril avant la guerre.

Trump s’attaque aux prix des carburants aux États-Unis

Mercredi matin, le président Donald Trump a annoncé que le ministère de la Justice allait enquêter sur les compagnies pétrolières pour pratiques abusives sur les prix.

Trump a déclaré sur les réseaux sociaux que les prix de l’essence ne reflétaient pas la baisse des prix du pétrole et qu’il avait demandé au ministère de la Justice « d’examiner immédiatement cette situation ».

Les cours du pétrole brut américain se sont détendus à la suite de l’accord provisoire conclu avec l’Iran, et les prix à la pompe s’établissent en moyenne à 3,93 dollars le gallon, selon l’AAA. Le prix de l’essence a reculé au cours du mois écoulé, mais pas autant que Trump le souhaiterait.

« Autrement dit, les consommateurs se font “plumer” », a écrit Trump. « J’ai demandé au DOJ de se pencher immédiatement sur cette question. Les prix de l’essence doivent commencer à baisser bien plus vite que ce que j’observe ! »

L’or repasse sous 4 000 dollars, les marchés se concentrent sur l’inflation et les taux

Le prix de l’or est tombé mercredi sous le seuil psychologique des 4 000 dollars l’once pour la première fois depuis novembre 2025, un dollar américain plus fort et les anticipations de nouvelles hausses de taux d’intérêt pesant sur la demande pour le métal précieux.

Le dollar s’est raffermi, rendant l’or plus coûteux pour les acheteurs utilisant d’autres devises, tandis que les investisseurs ont accru leurs paris sur de nouvelles hausses de taux aux États-Unis après le ton offensif adopté par la Réserve fédérale lors de sa dernière réunion de politique monétaire.

La Réserve fédérale a indiqué qu’elle pourrait relever au moins une fois ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année. Wall Street estime désormais à 85 % la probabilité que la banque centrale augmente cette année son taux directeur, selon les données du CME Group, contre 60 % une semaine plus tôt.

Les investisseurs attendent également la publication, jeudi, de l’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure de l’inflation privilégiée par la Fed, pour obtenir de nouveaux indices sur l’orientation de la politique monétaire.

Parallèlement, les rendements obligataires restent élevés, les investisseurs évaluant les implications inflationnistes de la hausse des prix de l’énergie. Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans de référence s’établissait à 4,48 % mercredi matin.

En Europe, les marchés évoluaient en ordre dispersé dans l’après-midi. Le FTSE 100 britannique était quasi stable, le DAX allemand reculait de 1,1 %, tandis que le CAC 40 français gagnait 0,4 %.

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