Les dirigeants nord-coréens ont également présenté des projets visant à accélérer la construction de bases navales modernes et à moderniser les systèmes de combat, selon la KCNA.
Pyongyang a promis de renforcer sa force nucléaire "en nombre et en quantité" et d’étendre le rôle de son agence de renseignement, ont indiqué vendredi les médias d’État nord-coréens.
Lors d’une réunion de la Commission militaire centrale du Parti des travailleurs, jeudi, les dirigeants nord-coréens ont évoqué des projets de modernisation des forces armées du pays, le dirigeant suprême Kim Jong Un affirmant, selon l’agence KCNA, que seule une armée forte pouvait garantir une "paix véritable".
"La réunion a proposé des tâches et des modalités visant à élargir de manière diversifiée les fonctions et missions du Bureau général de reconnaissance et de renseignement, qui joue un rôle central dans la maîtrise des menaces des ennemis potentiels et la collecte d’informations clés, et à renforcer de façon radicale ses capacités en matière de reconnaissance militaire et d’activités de renseignement", a rapporté KCNA.
La commission a également présenté des plans pour accélérer la construction de bases navales modernes et moderniser les systèmes de combat, selon l’agence.
Selon le Congressional Research Service américain, Pyongyang a développé son programme nucléaire au cours de la dernière décennie, faisant peser une menace accrue sur les États-Unis et l’Asie de l’Est. Pyongyang a procédé à six essais nucléaires confirmés depuis 2006.
Ces développements interviennent après qu’un soldat nord-coréen a été placé en détention en Corée du Sud le mois dernier, après avoir franchi la zone démilitarisée coréenne. L’état-major interarmées sud-coréen a indiqué dans un communiqué que l’armée avait « placé en détention un soldat nord-coréen sur le front central » et que les autorités enquêtaient sur les circonstances, selon l’agence Yonhap.
La zone démilitarisée est l’une des frontières les plus sécurisées au monde, lourdement fortifiée avec des barbelés, des mines terrestres et un dispositif de surveillance étendu.
Selon le ministère sud-coréen de la Réunification, plus de 34 000 Nord-Coréens, dont 899 militaires, ont fait défection vers le Sud depuis le début de ses statistiques en 1998.