Selon le préfet de Seine-et-Marne, les deux feux de la forêt de Fontainebleau sont désormais "fixés", même s’ils ne sont pas encore "éteints". La procureure a annoncé que deux hommes avaient reconnu être à l’origine des départs de feu. Quatre personnes restent en garde à vue.
Bonne nouvelle, enfin : les feux dans la forêt de Fontainebleau, en Seine-et-Marne, sont fixés, a annoncé mardi soir le préfet de Seine-et-Marne, ajoutant que les deux incendies restent "bloqués dans leur périmètre".
Le préfet Pierre Ory a souligné que les pompiers vont devoir encore être à pied d'œuvre pendant des jours, voire des semaines.
Alors que le foyer principal qui avait commencé à brûler dimanche en fin de journée a déjà parcouru plus de 2 000 hectares, un deuxième feu s'était déclenché lundi un peu avant 15 heures, près de la ville de Fontainebleau et ses 15 000 habitants, et réduisant en cendres 300 à 400 hectares de terres en quelques heures.
Près de 850 sapeurs-pompiers et 200 engins terrestres combattaient les flammes. Face à la gravité de la situation, quatre Canadair, deux bombardier Dash et trois hélicoptères bombardiers d'eau étaient encore en action ce mardi pour prêter main forte aux pompiers au sol. Un tel déploiement est une première en Île de France.
Selon les autorités locales, le secteur urbain de Fontainebleau n’est pas menacé par les feux. Mais par mesure de précaution, près d'un millier de personnes ont été évacuées, dont les résidents d'un camping situé en lisière de forêt. La très fréquentée autoroute A6 reste elle toujours coupée à hauteur de la ville. Le trafic des trains reste aussi perturbé par l'incendie.
Deux personnes interpellées ont reconnu les faits
Diane Ngomsik, procureure de la République de Fontainebleau, a annoncé que deux hommes sur les six auditionnés, avaient reconnu être à l'origine de départs de feu distincts dans le secteur de Fontainebleau.
Le premier, un jeune homme né en 2007, pompier volontaire à Fontainebleau, a admis avoir volontairement mis le feu à des brindilles à l'aide d'un briquet et d'essence. Il ne présente aucun antécédent judiciaire, a précisé la magistrate.
Le second, également né en 2007 et inconnu de la justice, a reconnu avoir provoqué un incendie de manière accidentelle après avoir jeté un mégot de cigarette à proximité de la Faisanderie de Fontainebleau.
Deux des six gardes à vue ont par ailleurs été levées mardi après-midi faute d'"éléments", a indiqué la procureure.