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Ferran Torres crée la polémique avec une casquette « Make Spain Great Again » au Mondial

Ferran Torres porte la casquette qui a déclenché la polémique
Ferran Torres avec la casquette qui fait polémique Tous droits réservés  Captura de pantalla, redes sociales Ferran Torres
Tous droits réservés Captura de pantalla, redes sociales Ferran Torres
Par Cristian Caraballo
Publié le Mis à jour
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L’attaquant a défilé à Madrid avec une casquette rouge au slogan de Trump adapté à l’Espagne, après son but du titre mondial de la Roja. Cucurella est aussi critiqué en Argentine pour une chanson.

Ferran Torres a inscrit le but qui a offert le titre du Mondial 2026 face à l'Argentine, à la 106e minute de la finale disputée au stade de New York/New Jersey. Un jour plus tard, lors de la parade de célébration dans les rues de Madrid, l'attaquant est apparu torse nu, coiffé d'une casquette rouge sur laquelle était imprimée la phrase "Make Spain Great Again", une adaptation directe du slogan de campagne de Donald Trump, "Make America Great Again".

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Les images de Torres saluant les supporters depuis le bus décapotable, casquette sur la tête, se sont rapidement diffusées sur les réseaux sociaux. Le couvre-chef ne relève pas de la marque officielle du mouvement MAGA, mais s'apparente à une version adaptée du slogan, avec une référence à l'Espagne. Avant la parade, l'équipe avait rendu visite au roi Felipe VI et à la reine Letizia au palais de la Zarzuela, puis au président du gouvernement, Pedro Sánchez, au palais de la Moncloa.

Lectures divergentes

Ce geste a donné lieu à des interprétations très différentes chez les supporters et dans les médias. Certains n'y ont vu qu'une plaisanterie sans arrière-pensée ; d'autres y ont lu un clin d'œil ironique à Trump, voire une possible pique adressée à Sánchez. Il a également été relevé que la formule "Rendre l'Espagne grande à nouveau" a déjà été utilisée par le parti de droite Vox, ce qui a alimenté les lectures politiques de l'épisode.

Torres n'a pas donné d'explications publiques sur les raisons de ce choix, ni sur l'éventuelle intention précise derrière ce message, si bien que, pour l'heure, les hypothèses restent ouvertes à l'interprétation de chacun.

Ferran Torres lors de la célébration de son but
Ferran Torres lors de la célébration de son but Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Sumar accuse Torres d'être lié à un fonds vautour

La polémique ne se limitait pas à la casquette. Alberto Ibáñez, député de Compromís-Sumar, a diffusé mardi une information erronée en affirmant que l'entreprise de Ferran Torres agissait comme un "fonds vautour" et avait acquis "20 logements à Valence" pour spéculer. Toutefois, comme l'a publié 'El Español' (source en espagnol) et que l'entourage du footballeur a confirmé au média, cette affirmation ne correspond pas à la réalité.

Des sources proches du joueur expliquent que le principal actif immobilier d'Eleven Future Invest, la société du numéro 7 de la Roja, est un immeuble à usage tertiaire situé à proximité de Mestalla, composé de 50 bureaux loués à des entreprises, et non un parc de logements destiné à la spéculation.

En ce qui concerne son patrimoine résidentiel, Ferran Torres possède quatre logements : sa résidence à Barcelone, deux biens à Valence et une autre maison dans la localité où il passe ses vacances. Il dispose en outre d'un terrain sur lequel il prévoit de construire à l'avenir.

La controverse trouve son origine dans une information publiée par "Forbes", qui indiquait que l'attaquant possède "20 propriétés réparties stratégiquement entre la Communauté valencienne et la Catalogne".

À partir de cette référence, Ibáñez a durci ses critiques et réclamé une réforme législative pour empêcher que "des entreprises et fonds vautours comme Eleven Future Invest, la société de Ferran Torres qui, selon 'Forbes', concentre déjà 20 logements à Valence, puissent acheter des maisons pour spéculer".

Cucurella, lui aussi dans une situation délicate avec l'Argentine

Le défenseur, recrue du Real Madrid, a été l'un des plus enthousiastes lors des célébrations à Madrid. Après les réceptions officielles au palais de la Zarzuela et au palais de la Moncloa, la fête s'est déplacée sur la place de Cibeles. Là, chaque joueur est monté sur scène au son d'une chanson de son choix et Marc a de nouveau choisi "Malbec", le morceau de Duki et Bizarrap qu'il avait déjà utilisé pour fêter l'Euro 2024.

Ce choix n'est pas passé inaperçu en Argentine pour deux raisons. Les artistes de ce titre sont deux Argentins (Duki et Bizarrap) et les vers : "Llegué a la ciudad y me reciben como si fuera un boss. Cada vez más pegao y ni yo sé cómo pasó. Hoy festejamos y mi equipo salió campeón. Adentro del party, afuera en la calle, se escucha mi voz", n'ont pas non plus contribué à apaiser les esprits...

Une partie des supporters et certains médias ont interprété ce choix de chanson comme une provocation envers l'Albiceleste après le dénouement du tournoi. Le quotidien 'TyC Sports', par exemple, est allé jusqu'à y voir une "moquerie" adressée à la sélection argentine.

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