Le président affiche sa bonne humeur et plaisante sur un troisième mandat
Le président américain Donald Trump a signé son retour au dîner des correspondants de la Maison-Blanche vendredi soir, avec un discours décousu truffé de piques contre les médias présents.
"Je suis ravi d'être ici", a lancé Trump à la foule en ouvrant son discours. "Des gens formidables. Beaucoup de gens que j'aime bien. Certains que je n'aime pas du tout."
L'événement devait initialement se tenir en avril, mais il avait été interrompu après qu'un homme armé d'armes à feu et de couteaux a tenté de franchir le dispositif de sécurité. Le dîner reprogrammé vendredi était, selon plusieurs médias, bien plus réduit que celui d'avril, avec une sécurité considérablement renforcée.
Au cours de son discours d'une heure, Trump a alterné remarques joviales et légères sur la presse – affirmant par exemple qu'il respecte "la plupart d'entre eux" – et attaques frontales contre certains journalistes ainsi que contre les démocrates.
Le président est toutefois apparu de bonne humeur tout au long de la soirée, plaisantant sur un éventuel troisième mandat et sur ce qu'il appelle le "Trump derangement syndrome".
"Cet endroit est vraiment le plus grand rassemblement de personnes atteintes du 'Trump derangement syndrome' jamais réuni en une seule fois", a-t-il lancé à propos du public.
"Parfois, je me dis vraiment que certains d'entre vous ne m'aiment pas", a-t-il plaisanté.
Le dîner des correspondants est organisé par l'association des correspondants de la Maison-Blanche et se veut une célébration de la liberté de la presse, réunissant journalistes, responsables politiques et célébrités pour une soirée de remises de prix et de discours.
Trump face aux médias
Trump entretient une relation houleuse avec les médias américains, multipliant les poursuites contre les rédactions tout en les fustigeant régulièrement pour ce qu'il qualifie de "fake news".
La semaine dernière, le président s'en est pris à plusieurs chaînes après qu'elles ont refusé de diffuser son allocution en prime time sur leurs principales antennes.
"Fait rare, les fake news NBC et ABC ont toutes deux déclaré qu'elles ne couvriraient pas ce discours", avait alors affirmé Trump.
"Une fraude comme celle-ci devrait entraîner la révocation de leurs licences", a-t-il ajouté.
Trump s'est également heurté aux animateurs des talk-shows de fin de soirée, comme Jimmy Fallon, Seth Meyers, Stephen Colbert ou Jimmy Kimmel.
Après que ce dernier a été temporairement retiré de l'antenne pour des propos tenus après la mort de l'activiste conservateur Charlie Kirk l'année dernière, Trump avait salué cette décision.
"Great News for America", a écrit Trump sur Truth Social en réaction. "Félicitations à ABC pour avoir enfin eu le courage de faire ce qui devait être fait. Kimmel n'a AUCUN talent, et des audiences encore pires que celles de Colbert, si c'est possible. Il reste Jimmy et Seth, deux losers complets, sur la fake news NBC".