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Les Houthis disent avoir frappé un pétrolier saoudien dans une nouvelle escalade en mer Rouge

Archive : des partisans houthis manifestent à Sanaa contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, 17 juillet 2026
Fichier : Des partisans houthistes manifestent à Sanaa contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, le 17 juillet 2026 Tous droits réservés  AP Photo
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Par Aleksandar Brezar
Publié le
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Un missile frappe un pétrolier à 63 milles nautiques à l’ouest de Yanbu et l’embrase; le blocus houthis menace les exportations de brut saoudiennes

Les Houthis du Yémen ont annoncé lundi que leurs forces avaient frappé un pétrolier saoudien en mer Rouge avec un missile balistique, alors que ce groupe soutenu par l’Iran poursuit sa tentative de blocus maritime du détroit de Bab el-Mandeb, autre artère essentielle du commerce maritime mondial.

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"La frappe a été précise et directe, provoquant un incendie à bord du navire et poussant plusieurs autres bateaux présents dans la zone visée à fuir", ont déclaré les Houthis dans un communiqué.

"Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre de la décision des forces armées d’interdire la navigation maritime à l’ennemi saoudien."

La revendication houthie est intervenue quelques heures après qu’une agence maritime britannique a indiqué qu’un pétrolier touché par un "projectile inconnu" avait pris feu au large des côtes saoudiennes de la mer Rouge.

"Le responsable de la sécurité de la société a signalé qu’un pétrolier avait été touché par un projectile inconnu, provoquant un incendie sur le pont principal du navire", a indiqué le service britannique United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO).

"Tout l’équipage est sain et sauf et personne ne manque à l’appel, et aucun impact environnemental n’a été signalé", a ajouté l’organisme.

L’incident s’est produit à 63 milles nautiques à l’ouest de la ville saoudienne de Yanbu, a précisé l’agence. Yanbu se trouve à plusieurs centaines de kilomètres au nord du Yémen.

La société britannique de sécurité maritime Vanguard Tech a également indiqué qu’un navire battant pavillon saoudien avait été touché par un missile et avait pris feu.

Le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie le sud de la mer Rouge au golfe d’Aden et à l’océan Indien, voit transiter près de 12 % du commerce maritime mondial.

Les Houthis l’ont fortement perturbé avec leur campagne contre les navires liés à Israël pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, affirmant agir par soutien aux Palestiniens.

Cette campagne autour de Bab el-Mandeb intervient alors que le détroit d’Ormuz, autre point de passage crucial du Golfe, reste sous blocus, la guerre entre les États-Unis et l’Iran s’étant poursuivie après l’échec de l’accord intérimaire entre les deux parties.

Les Houthis auraient par ailleurs discuté avec Téhéran de l’instauration d’un péage pour les cargos passant par le détroit, similaire à celui que l’Iran envisage pour Ormuz.

La pression monte

Le groupe, officiellement connu sous le nom d’Ansar Allah, attaque les navires saoudiens depuis qu’il a décrété le mois dernier un blocus maritime du pays.

Les hostilités ont éclaté en juillet après que le groupe a accueilli un avion iranien dans la capitale yéménite Sanaa, déclenchant une série d’attaques en représailles.

Depuis le déclenchement de cette nouvelle phase de combats, les Houthis ont frappé des pétroliers saoudiens en mer Rouge et attaqué les forces du gouvernement yéménite.

Ils ont également visé à plusieurs reprises les infrastructures pétrolières et les aéroports saoudiens.

Riyad a depuis lancé des frappes aériennes contre des positions militaires houthies et des infrastructures à Hodeïda, principal port du Yémen sur la mer Rouge.

Ce blocus menace la capacité de l’Arabie saoudite à exporter des millions de barils de pétrole brut par jour.

Le 31 juillet, Riyad a annoncé la création d’une nouvelle coalition multinationale de défense maritime : 14 pays, dont le Pakistan, la Turquie et l’Égypte, ont signé une déclaration fondatrice visant à protéger le trafic maritime en mer Rouge.

Englué dans sa propre guerre depuis plus de dix ans, le Yémen est devenu le dernier pays entraîné dans la guerre avec l’Iran le mois dernier, lorsque les Houthis ont remis en cause la trêve conclue en 2022 avec le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Les Houthis, arrivés au pouvoir fin 2014 après avoir pris d’assaut Sanaa et s’être emparés du palais présidentiel et de sites militaires clés, contraignant le gouvernement yéménite à l’exil, font partie de ce que Téhéran appelle l’"axe de la résistance".

Cet axe est un réseau informel de groupes armés présents dans plusieurs pays de la région, notamment le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza et des milices en Irak, tous soutenus, formés et équipés à des degrés divers par les Gardiens de la révolution islamique (IRGC).

Si les Houthis ne contrôlent pas la portion du littoral yéménite qui longe Bab el-Mandeb, ils tiennent toutefois des territoires situés à moins de 100 kilomètres de là.

Sources additionnelles • AFP

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