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Syrie : 14 morts dans l'explosion d'un dépôt d'armes près d'Idlib

Un pick-up équipé d'un canon antiaérien barre une route alors que de la fumée s'élève après l'explosion d'un dépôt d'armes près de Sarmada, le 9 septembre 2026
Un pick-up équipé d'un canon antiaérien est garé en travers de la route tandis qu'une fumée s'élève après l'explosion d'un dépôt d'armes près de Sarmada, le 9 septembre 2026 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Aleksandar Brezar
Publié le
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L'explosion sur un site de stockage temporaire près de Sarmada a blessé 11 personnes. En Syrie, une munition non explosée fait un mort ou un blessé toutes les six heures.

Une explosion dans un dépôt d’armes près de la ville d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, a fait au moins 14 morts et 11 blessés, a annoncé le ministère syrien de la Santé.

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"Le bilan de l’explosion survenue dans un site de stockage temporaire pour la collecte d’armes et de restes de guerre près de la ville de Sarmada… fait état de 14 morts et 11 blessés dans un décompte provisoire", a indiqué le département de la santé d’Idlib.

Les forces de sécurité ont bouclé les routes menant au secteur de Burj al-Nimra, sur la route de Sarmada, à quelque 45 kilomètres d’Idlib, tandis que les équipes de la Défense civile et du Croissant-Rouge syrien continuaient de rechercher d’éventuels survivants coincés sous les décombres.

Des vidéos, largement diffusées après la déflagration, montraient un important panache de fumée noire, tandis que de petites explosions se faisaient entendre.

Le dépôt servait, selon les autorités, à stocker des armes et des munitions laissées par la guerre civile qui a ravagé le pays de 2011 à 2024.

La cause de la déflagration près de la ville de Sarmada n’était pas immédiatement connue. Les premières évaluations indiquaient que l’explosion avait été provoquée par des munitions, a déclaré le responsable des opérations d’urgence de la direction de gestion des catastrophes d’Idlib, Walid Aslan.

Ahmad Faour, mécanicien qui travaille à proximité de l’entrepôt, a raconté qu’il avait d’abord entendu une petite explosion avant de prendre la fuite, juste avant la déflagration majeure.

"Un dépôt d’armes ne devrait pas être installé dans un endroit public, dans un village où il y a des habitants et des commerces", a-t-il déclaré en inspectant les voitures endommagées de son garage. "Ces pauvres gens qui sont morts n’avaient rien fait de mal."

L’incident survenu mercredi est la deuxième explosion mortelle à Idlib ce mois-ci, après qu’une voiture transportant des munitions a explosé, faisant cinq morts dans la ville de Binnish.

À l’époque, une source gouvernementale avait indiqué que la voiture appartenait à un trafiquant d’armes, tandis que les autorités n’avaient pas communiqué sur l’origine de la déflagration.

Les séquelles de la guerre

La Syrie compte parmi les pays les plus lourdement contaminés au monde par les restes explosifs de guerre.

Des explosions impliquant des voitures chargées de munitions ou des dépôts d’armes se produisent sporadiquement à Idlib, une ancienne province de ligne de front où plusieurs factions armées ont entreposé des armes tout au long de la guerre civile, et qui figure parmi les zones les plus touchées.

En novembre 2025, une explosion dans un dépôt de munitions dans la région de Kafr Takharim a tué cinq travailleurs et en a blessé neuf autres.

En août 2025, une explosion de munitions en périphérie de la ville d’Idlib a fait quatre morts et cinq blessés.

Mercredi, des organisations humanitaires ont appelé à renforcer les efforts, tant internationaux que locaux, pour déminer la province et en éliminer les restes de guerre, qui, selon elles, continuent de coûter régulièrement la vie à des Syriens.

L’ONG britannique de déminage HALO Trust estime que cette année, les restes explosifs non désamorcés tuent ou blessent en moyenne une personne toutes les six heures en Syrie.

En août, quelque 700 victimes d’accidents liés à des explosifs avaient été recensées, un tiers mortels et un tiers concernant des enfants, selon Simon Jackson, responsable du programme Syrie au sein de HALO Trust.

D’après Jackson, l’année dernière a connu "une forte hausse des accidents à mesure que les habitants se sont précipités pour retourner dans leurs communautés" après la chute d’al-Assad en décembre 2024.

Sources additionnelles • AP, AFP

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