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La Commission européenne propose un fonds de relance de 750 milliards d'euros

Ursula von der Leyen devant le Parlement européen à Bruxelles, le 27 mai 2020.
Ursula von der Leyen devant le Parlement européen à Bruxelles, le 27 mai 2020. Tous droits réservés KENZO TRIBOUILLARD/AFP
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Par Grégoire LoryEuronews
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La présidente de la Commission a présenté mercredi sa stratégie pour relancer l’économie européenne. L’ampleur de ce fonds est unique ainsi que sa structure. Ursula von der Leyen propose un instrument financé en partie par une mutualisation de la dette.

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Emmener l'Union européenne encore plus loin. C'est l'objectif de la présidente de la Commission européenne qui dit vouloir un plan audacieux pour relever le défi de la crise provoquée par le coronavirus.

Ursula von der Leyen propose un fonds de relance de 750 milliards d'euros, financé pour la première fois, par de la dette commune entre les Etats membres. 500 milliards d’euros seront distribués sous forme de subventions et 250 milliards d’euros sous forme de prêts. La dirigeante allemande propose d'employer la solide note de crédit de la Commission européenne pour pouvoir emprunter au meilleur taux sur les marchés financiers. "Il s'agit d'une nécessité urgente et exceptionnelle, face à une crise tout aussi urgente et exceptionnelle", insiste Ursula von der Leyen.

Les subventions sont destinées à tous les Etats membres. Les pays les plus touchés par la crise sanitaire bénéficieront d'une part plus importante. Ce fonds de relance n'est cependant qu'un élément d'une réponse plus large à la crise économique. Cet outil de relance, baptisé Next Generation EU, "s'ajoutera à un budget européen à long terme révisé de 1 100 milliards d'euros. Ce dispositif avec le budget européen à long terme représente une enveloppe totale de 1 850 milliards d'euros", précise la présidente de la Commission européenne.

Cette stratégie marque un tournant pour l’UE. Toutefois le plan est loin d’être validé. Les Etats membres doivent donner leur accord à l’unanimité. Il faudra convaincre toutes les capitales. Or les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark ont émis des réserves. Le clan des "quatre frugaux", adeptes de la rigueur budgétaire, préfèrent le recours à des emprunts plutôt qu’à des subventions. Le président du Conseil européen, Charles Michel, devra donc user de ses talents de négociateur pour trouver le juste équilibre.

De plus, le Parlement européen devra lui aussi se prononcer sur ce plan de relance. Les négociations pourraient donc se poursuivre encore plusieurs semaines avant de parvenir à un compromis.

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