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Action EasyJet gagne 10 % après soutien du conseil à l'offre Castlelake

Archives - Le logo de la compagnie aérienne easyJet est visible sur l’aile d’un avion lors d’un vol entre Milan (Italie) et Berlin (Allemagne), lundi 23 février 2026.
Archives - Logo de la compagnie aérienne easyJet sur une aile d'avion lors d'un vol Milan-Berlin, le lundi 23 février 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Michael Sohn
Tous droits réservés AP Photo/Michael Sohn
Par Doloresz Katanich
Publié le
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La compagnie low cost annonce un accord de principe avec le fonds américain Castlelake

Le titre easyJet a bondi lundi après que la compagnie aérienne britannique à bas coûts a indiqué être parvenue à un accord de principe avec le fonds d’investissement américain Castlelake sur les principaux termes financiers d’une éventuelle offre de rachat, qui valoriserait le transporteur à plus de 5 milliards de livres (5,84 milliards d’euros).

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Cette annonce intervient après un mois de propositions successives et à la hausse de Castlelake et de négociations entre les deux entreprises.

Castlelake n’a toutefois pas encore présenté d’offre ferme juridiquement contraignante.

Dans un communiqué publié dimanche, easyJet a indiqué que son conseil d’administration et Castlelake s’étaient entendus sur le prix et les principaux termes financiers d’un rachat potentiel.

La dernière proposition, la cinquième de Castlelake, a été soumise au conseil d’administration d’easyJet le 4 juillet 2026 et valorise la compagnie à 6,90 livres par action, en numéraire. Castlelake cherche « à acquérir l’intégralité du capital social ordinaire émis et à émettre d’easyJet qui n’est pas déjà détenu par Castlelake pour 6,90 livres par action en numéraire, avec en complément une option partielle en actions non cotées ».

Le titre easyJet s’échangeait autour de 6,19 livres lundi à 10h30 (CEST), en hausse de plus de 10 %.

Le conseil d’administration de la compagnie a indiqué qu’il serait disposé à recommander une offre aux actionnaires à ce prix si Castlelake annonce son intention ferme de déposer une offre et si les autres modalités et conditions sont arrêtées.

Cette évolution intervient après une série d’approches de Castlelake. easyJet avait auparavant rejeté plusieurs propositions, dont une offre à 6,25 livres par action.

Castlelake a confirmé publiquement pour la première fois, fin mai, qu’il étudiait une possible offre sur easyJet. La compagnie avait répliqué le 1er juin en expliquant que son conseil d’administration n’avait pas eu de discussions avec Castlelake et n’avait reçu ni approche ni proposition à ce stade, ce qui indiquait que le processus avait commencé par une manifestation d’intérêt non sollicitée.

Ce possible rachat intervient à un moment difficile pour le secteur aérien, confronté à la hausse des coûts du carburant pour avion.

Un changement d’actionnaire pourrait également soulever des questions sur la stratégie future d’easyJet, l’emploi et le niveau des prix des billets.

Selon le communiqué, « Castlelake a souligné le très grand respect qu’il porte à easyJet et à ses équipes, ainsi que son intention d’accompagner la croissance future de la compagnie et sa transformation en une compagnie européenne plus solide et plus résiliente, au bénéfice de l’ensemble des parties prenantes, si la transaction va à son terme ». Le fonds d’investissement a ajouté qu’il soutenait le programme de modernisation de la flotte d’easyJet, qu’« il considère comme central pour la compétitivité, l’efficacité et les objectifs de durabilité de la société à long terme ».

Cette éventuelle offre reste soumise à plusieurs conditions préalables, notamment la réalisation satisfaisante des audits de due diligence et la conclusion de la documentation définitive de la transaction.

Castlelake dispose désormais jusqu’à 17 heures, le lundi 3 août 2026, pour soit annoncer son intention ferme de formuler une offre sur easyJet, soit confirmer qu’il n’entend pas donner suite.

Castlelake a également confirmé qu’il accepterait de souscrire, dans tout accord de coopération, à un engagement de « best endeavours », c’est-à-dire de meilleurs efforts, afin d’obtenir les autorisations et validations réglementaires nécessaires à la réalisation de la transaction.

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