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Uber supprime 10 % de ses effectifs mondiaux, licenciements record depuis la pandémie

Photo d'archive - Un homme entre dans l'immeuble qui abrite le siège d'Uber, le mercredi 21 juin 2017, à San Francisco.
Photo d'archives - Un homme entre dans l'immeuble qui abrite le siège d'Uber, le mercredi 21 juin 2017, à San Francisco. Tous droits réservés  AP Photo/Eric Risberg
Tous droits réservés AP Photo/Eric Risberg
Par Doloresz Katanich
Publié le
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Uber supprime 3 300 emplois dans le monde pour alléger sa hiérarchie et fusionner des équipes, afin de financer la croissance des robotaxis.

Uber va réduire d'environ 10 % ses effectifs mondiaux, en supprimant des niveaux hiérarchiques, en réduisant le nombre de petites équipes et en rappelant davantage de salariés au bureau.

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L'entreprise affirme que cette mesure permettra de réaliser des économies qu'elle entend réinvestir dans la croissance et l'innovation. Elle veut aussi investir davantage dans les chauffeurs, les coursiers et les commerçants, développer ses activités clés et mettre au point des services de trajets en véhicules autonomes.

"Une organisation plus resserrée permettra une répartition plus claire des responsabilités, des décisions plus rapides et plus de temps consacré à la construction qu'à la coordination", a déclaré le directeur général Dara Khosrowshahi aux employés mercredi.

Selon son dernier rapport annuel, l'entreprise comptait environ 34 000 employés fin 2025.

"Uber prévoit de supprimer jusqu'à 3 300 postes, principalement des fonctions managériales, afin de réorienter ses liquidités vers son virage vers les robotaxis", a écrit Danni Hewson, responsable de l'analyse financière chez AJ Bell, dans une note.

Elle a ajouté qu'Uber livrait une course de vitesse avec Waymo, filiale d'Alphabet, et Tesla sur le marché des robotaxis, tout en faisant face à une forte concurrence dans la livraison de repas.

Pour savoir combien d'emplois sont menacés en Europe, Euronews a contacté Uber, mais l'entreprise a refusé d'indiquer combien de postes européens étaient concernés ni quels bureaux pourraient être touchés. Uber ne publie pas de ventilation de ses effectifs par région, il est donc impossible de savoir combien de personnes travaillent en Europe, Royaume-Uni compris.

Khosrowshahi a indiqué que les salariés concernés avaient déjà été informés, sauf dans les pays où Uber doit d'abord respecter les procédures locales. Dans certains pays européens, le nombre définitif de suppressions de postes ne sera donc connu qu'une fois achevées les consultations prévues par les législations nationales du travail.

Hewson estime qu'Uber espère relancer son activité de livraison de repas lorsqu'il finalisera le rachat de Delivery Hero, basé à Berlin, conclu en juillet. Elle souligne toutefois que ses opérations aux États-Unis ont encore plus besoin d'être redressées, après avoir perdu du terrain face à son concurrent DoorDash.

"Uber espère que sa vaste base de clients existante lui donnera un avantage dans sa stratégie de robotaxis et a obtenu des autorisations de Transport for London pour lancer un essai commercial avec son partenaire britannique Wayve", a ajouté Hewson.

Fondée en 2009, Uber s'est rapidement transformée, passant d'une simple plateforme de VTC à une entreprise beaucoup plus large qui assure aussi la livraison de repas et de produits de détail et propose des services de messagerie.

L'entreprise est entrée en Bourse en 2019 au New York Stock Exchange. Elle affichait une capitalisation d'environ 157 milliards de dollars (135 milliards d'euros) sur la base de son cours de jeudi.

Quels emplois sont menacés ?

Les postes les plus exposés sont les fonctions au siège principalement chargées de coordonner le travail entre différentes équipes. Uber réduit aussi le nombre de niveaux hiérarchiques et confie aux managers la responsabilité de groupes plus importants de salariés.

Un porte-parole d'Uber a indiqué que le nombre de postes de management diminuerait de 20 %, même si certains managers seront reclassés sur des fonctions non managériales plutôt que de quitter l'entreprise.

Uber a également précisé avoir réduit de 20 % le nombre de salariés se situant à plus de sept niveaux hiérarchiques en dessous du directeur général. L'entreprise a presque divisé par deux le nombre de "micro-équipes" dans lesquelles les managers n'ont qu'une ou deux personnes sous leur responsabilité.

Ces chiffres ne signifient pas que tous les salariés de ces groupes ont été licenciés. Certains postes ont été transformés, tandis que d'autres employés peuvent désormais relever d'une structure managériale simplifiée.

Uber fusionne également ses trois équipes opérationnelles de livraison, qui couvrent les restaurants, le commerce de détail et les livraisons directes. Ces activités seront désormais gérées par des équipes communes aux niveaux mondial, régional et national.

L'entreprise estime que leur gestion séparée entraînait des doublons et ralentissait la prise de décision. Elle regroupe aussi ses équipes Core Services Engineering et Science.

Ces suppressions concernent les salariés d'Uber, et non ses chauffeurs et ses coursiers, qui sont généralement considérés comme des travailleurs indépendants.

Moins de bureaux et de postes à distance

Uber prévoit également de regrouper ses employés dans un nombre plus restreint de bureaux principaux.

Les équipes mondiales seront concentrées principalement à New York et à San Francisco, tandis que les équipes régionales, nationales et technologiques travailleront depuis des pôles déterminés.

La plupart des salariés qui travaillent entièrement à distance se verront demander de rejoindre un bureau. À l'avenir, seuls environ 1 % des employés d'Uber continueront à travailler entièrement à distance.

L'entreprise appliquera également plus strictement sa politique actuelle de travail hybride, qui impose aux salariés de venir au bureau trois jours par semaine.

Dans une autre décision annoncée mercredi, Uber a indiqué qu'elle fermait ses activités au Nigeria et en Ouganda, après avoir quitté la Tanzanie plus tôt cette année.

Le cours de l'action Uber a augmenté après l'annonce de ces changements mercredi.

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