Chômage partiel : le bouclier européen validé

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Par Grégoire LoryEuronews
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Les Etats membres ont approuvé le programme SURE dont l’objectif est de garantir les revenus des travailleurs et d’aider les entreprises à faire face aux conséquences de la crise du coronavirus.

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L'UE valide le dispositif d'urgence européen de chômage partiel. Les Etats membres ont donné mercredi leur accord à l'instrument temporaire proposé par la Commission européenne. Cet outil, appelé SURE, propose jusqu'à 100 milliards d'euros sous forme de prêts pour aider les systèmes nationaux. La Commission veut ainsi atténuer les conséquences sociales de la crise du coronavirus.

Depuis le début de la pandémie près de 42 millions de travailleurs en Europe ont fait appel à différents dispositifs de chômage partiel :

  • 47,8 % en France
  • 46,6% en Italie
  • 26,9% en Allemagne
  • 24,1% en Espagne

Le dispositif européen doit permettre d'éviter les licenciements et de limiter le choc de la crise sur l'économie et le marché du travail. L'objectif est de maintenir les revenus des ménages, de préserver la capacité de production et de sauvegarder le capital humain des entreprises.

Les syndicats se félicitent de cette adoption mais ils précisent qu’il ne s’agit que d’une étape. "SURE n'est qu'un début sur la route d'une Europe plus sociale et plus juste", insiste Miranda Ulens du syndicat belge FGTB.

Pour les pays membres avec un taux d'endettement élevé, comme l'Italie, cet outil européen est un accès facilité à des lignes de crédit. L’eurodéputé italien explique que ce programme" place notre dette dans des conditions plus soutenables. Cela diminue aussi le taux d'intérêt que nous payons quand nous empruntons sur les marchés". Une dette italienne soutenable ne peut être que positive pour l’UE, assure le social-démocrate.

Les Etats membres auront accès à cet outil une fois qu'ils auront fourni leurs garanties. Cet instrument sera alors opérationnel jusqu'au 31 décembre 2022.

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