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Créer de nouvelles routes logistiques par l’UE pour déverrouiller les exportations ukrainiennes

La Commission européenne propose d'employer plus de trains pour écouler les exportations ukrainiennes
La Commission européenne propose d'employer plus de trains pour écouler les exportations ukrainiennes Tous droits réservés Theresa Wey/AP
Tous droits réservés Theresa Wey/AP
Par Aida Sanchez AlonsoEuronews
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La Commission européenne souhaite mobiliser les acteurs du transport routier, ferroviaire et maritime afin de mettre en place de nouvelles voies d’exportation pour les biens ukrainiens, bloqués par la Russie.

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La Commission européenne cherche des solutions pour permettre à l'Ukraine d'exporter ses biens. Le pays est le premier producteur de céréales en Europe et l'un des principaux fournisseurs du Moyen-Orient et de l'Afrique.

Mais le blocus organisé par les forces russes de la mer Noire rend quasi impossible les livraisons par voie maritime. Pour faire face à cette situation la Commission demande aux acteurs du marché d'envoyer en urgence des camions de transports et des trains afin de réduire le temps d'attente à la frontière. Il est actuellement de 16 jours en moyenne et peut se prolonger jusqu'à 30 jours.

L’objectif est de pouvoir mettre en place de nouvelles routes logistiques. La Commissaire européenne en charge des Transports souligne que la tâche est immense.

"Si nous savons que l'Ukraine a besoin d'exporter 20 millions de tonnes de céréales en trois mois et si l'on calcule combien il est possible de transporter par wagon ou par péniche, nous arrivons à un chiffre proche de 10 000 wagons et péniches pour transporter cette quantité en trois mois. C'est un véritable défi parce que nous devons augmenter les capacités, les chiffres et l'efficacité des opérations", précise Adina Valean.

La mer Noire et la mer d'Azov sont contrôlées par les vaisseaux russes. Autrement dit, même si les ports d'Odessa et de Mykolaïv sont toujours sous contrôle ukrainien, les navires ne peuvent pas partir.

"C'est définitivement le danger pour la sécurité alimentaire. Et l'un des points majeurs du déplacement à Odessa de Charles Miche (président du Conseil européen) était de montrer que la Russie bloque les exportations ukrainiennes", insiste l’ambassadeur ukrainien auprès de l’UE Vsevolod Chentsov.

Le défi est aussi technique. La différence d'écartement des rails en Ukraine rend les trains incompatibles avec la majeure partie du réseau européen. Or la perte de ces tonnes de céréales pourrait avoir un impact désastreux sur les marchés mondiaux.

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