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Scandale des écoutes en Grèce: Bruxelles demande des éclaircissements à Athènes

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Par Efi Koutsokosta
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La pression des Européens s'accentue sur le gouvernement grec
La pression des Européens s'accentue sur le gouvernement grec   -   Tous droits réservés  Girogos Kontarinis/AP

Alors que le scandale du logiciel espion met le gouvernement grec sous une pression extrême, il s'est aussi propagé au-delà des frontières nationales. Le Parlement européen et la Commission européenne s'impliquent activement dans la recherche de réponses.

Le scandale porte sur les décisions des services nationaux de renseignement d'espionner Nikos Androulakis, chef du parti d'opposition socialiste grec Pasok et membre du Parlement européen, et le journaliste Thanasis Koukakis, ainsi que sur l'utilisation du logiciel malveillant Predator avec lequel le gouvernement nie tout lien.

La Commission européenne a déclaré qu'elle étudiait la réponse de la Grèce aux questions relatives à la surveillance et qu'elle cherchait à savoir si certains éléments de cette surveillance avaient pu enfreindre la législation de l'Union européenne en matière de protection des données." La sécurité nationale relève de la compétence des États membres", précise Christian Wigand, porte-parole à la Commission européenne." Toutefois, lorsqu'ils garantissent la sécurité nationale, les États membres doivent appliquer le droit européen pertinent, y compris la jurisprudence de la Cour de justice européenne pour ce faire."

Un nombre croissant de députés européens demande une enquête et un débat en plénière consacré à cette question. Renew, les socialistes, les Verts et la gauche sont à la tête de ces appels tandis que le Parti populaire européen, le PPE, reste silencieux. "Nous insistons vraiment, d'une part, pour que la Commission se rende en Grèce pour clarifier les choses, mais aussi pour que nous ayons vraiment une enquête complète sur ce sujet, comme nous le faisons pour d'autres cas", souligne la députée européenne allemande, Gabriele Bischoff (S&D)." Il s'agit vraiment d'une menace pour la démocratie et l'État de droit, et qu'il faut donc clarifier la situation, comme nous le faisons avec d'autres États membres, d'ailleurs. Et cela ne concerne pas seulement un membre du Parlement européen, mais aussi les journalistes grecs. Et la liberté des médias est aussi quelque chose qui est de la plus haute importance au niveau européen".

La commission compétente doit tenir deux auditions la semaine prochaine, centrées sur les "logiciels espions contre les citoyens", mais on ne sait pas encore si le cas grec sera abordé. Une session spécifique sur le cas grec pourrait être organisée ultérieurement.

Journaliste • Laura Vandormael