L’UE étudie la mise en place d’achats conjoints d'armes pour aider l’Ukraine

Un soldat ukrainien
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Par Efi Koutsokosta
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Les 27 ministres des Affaires étrangères étaient réunis lundi à Bruxelles pour étudier cette possibilité afin de soutenir les forces ukrainiennes. Le chef de la diplomatie de l’UE reconnaît l’intérêt d’une telle possibilité mais il souligne qu’elle ne peut pas répondre à l’urgence de la situation.

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L'Union européenne cherche par tous les moyens à fournir plus de munitions à l'Ukraine. Réunis lundi à Bruxelles, les 27 ministres des Affaires étrangères ont étudié l'idée d'achats groupés afin de répondre aux appels répétés et pressants de Kyiv.

Mais le chef de la diplomatie européenne souligne que cette option demeure lente, or le temps presse pour les forces ukrainiennes.

"Il est évident que nous devons intensifier nos efforts conjoints, notamment par le biais d'éventuels achats au niveau européen", explique Josep Borrell.

"Mais il est également clair que dans les prochaines semaines, la meilleure façon de fournir des munitions à l'Ukraine est de partager les stocks de munitions déjà existants des armées européennes. Nous ne devons pas attendre qu'elles soient produites", insiste-t-il.

Ces achats conjoints pourraient ressembler au système mis en place par l'Union afin de commander des doses de vaccins contre le covid-19, explique la présidente de la Commission européenne.

Cette proposition est venue d’Estonie. Le pays avait proposé à l’origine la création d'un tel dispositif pour fournir des obus de 155 millimètres. Son ministre des Affaires étrangères pousse les 27 à agir plus vite.

"Si l'on compare les chiffres disponibles aujourd'hui, la Russie utilise quotidiennement l'équivalent de ce que l'Union européenne produit par mois", souligne Urmas Reinsalu.

"Ainsi, compte tenu de la capacité actuelle de l'industrie militaire, nous pourrions répondre aux besoins de l'Ukraine en six ans, ce qui est totalement inacceptable", poursuit-il.

Le chef de la diplomatie européenne ajoute que le 10e paquet de sanctions devrait être adopté avant vendredi, date du premier anniversaire du déclenchement de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

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