Abdoullakh Anzorov, l’assassin de l’enseignant, était en lien avec un militant de l’organisation islamiste radicale Hayat Tahrir al-Cham, qui a mené la coalition de rebelles, à l’origine de la chute du régime de Bachar al-Assad.
Né au Tadjikistan, Farrouk Faizimtov, faisait la propagande du groupe HTC sur les réseaux sociaux, depuis Idlib, en Syrie. Il était également en contact avec Abdoullakh Anzorov, l’assassin de Samuel Paty.
Quelques jours avant son passage à l’acte, Abdoullakh Anzorov écrit, sur Snapchat, des propos positifs sur le HTC, “meilleur groupe actuel à rejoindre”, pour mener “le vrai djihad”.
Le jour de l’assassinat, avant d’être abattu par la police, le jeune Tchétchène échange avec le militant du HTC et lui envoie une photo de la tête décapitée du professeur.
Le procès de l'assassinat de Samuel Paty se tient actuellement à la cour d'assises spéciale de Paris. Plusieurs personnes sont poursuivies, notamment des amis de l'assassin pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Mais également Brahim Chnina, le père de la collégienne qui avait menti et affirmé que le professeur avait demandé aux élèves musulmans de sortir de la classe avant de montrer des caricatures de Mahomet.
Hayat Tahrir al-Cham, est classée comme organisation terroriste par plusieurs pays, comme la Turquie et les États-Unis.
Le groupe est également sous le coup de sanctions de l’Union européenne.
Son leader Abou Mohammed al-Jolani, dont la tête avait été mise à prix pour 10 millions de dollars par Washington, tente de faire oublier son passé de djihadiste affilié à al-Qaïda et veut donner une image plus modérée du HTC.