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250 ans de l'indépendance américaine : comment les Européens voient Trump et les États-Unis

En Europe, l'image des États-Unis évolue: la confiance en Donald Trump et dans la fiabilité américaine s'effrite.
L'image des États-Unis change en Europe, la confiance dans Donald Trump et la fiabilité américaine s'érodent. Tous droits réservés  Euronews
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Par Inês Trindade Pereira & Damaso Jaivenois & Jean-Philippe LIABOT
Publié le Mis à jour
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À l'approche du 250e anniversaire de l'indépendance américaine, l'image des États-Unis se dégrade en Europe. La confiance envers Donald Trump recule, tout comme la perception de la fiabilité de Washington. Quels sont les pays les plus critiques, et ceux qui restent les plus favorables ?

Les États-Unis se préparent à célébrer les 250 ans de leur indépendance le 4 juillet, mais de l’autre côté de l’Atlantique, les Européens n’ont pas vraiment le cœur à la fête quand il s’agit du pays et de son président, Donald Trump.

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Plus de huit citoyens sur dix en Suède, aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et en Italie ne font pas confiance à Donald Trump pour faire ce qu’il faut en matière d’affaires internationales, selon une nouvelle étude du Pew Research Center.

Le niveau de confiance envers Trump a fortement reculé dans huit pays européens depuis 2025, avec notamment une chute de 15 points en Grèce et en Italie.

De manière générale, le président américain est davantage apprécié parmi les Européens qui ont une opinion favorable des partis populistes de droite. Mais même dans ces milieux, la confiance s’est érodée.

Par exemple, la confiance à l’égard de Trump parmi les Grecs du parti "Solution grecque" a chuté de 29 points entre 2025 et 2026.

De même, 49 % des Italiens ayant une opinion positive de "Frères d’Italie" déclaraient faire confiance à Trump en 2025, contre seulement 30 % cette année.

Les Européens estiment-ils que les États-Unis prennent en compte les intérêts européens ?

En médiane, 85 % des personnes interrogées en France, en Allemagne, en Grèce, en Hongrie, en Italie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni désapprouvent la manière dont le président américain gère les dossiers du Groenland et des droits de douane.

Depuis 2025, Trump répète qu’il aimerait acquérir le territoire autonome danois du Groenland, qu’il juge essentiel pour la sécurité nationale des États-Unis. La situation a tourné à la crise diplomatique quand, début 2026, il a refusé d’écarter le recours à la force militaire pour s’emparer de l’île et a menacé d’instaurer une taxe sur les biens en provenance des pays européens à moins que le Danemark n’en abandonne le contrôle.

Depuis, le président a fait marche arrière et a mis la sourdine à sa rhétorique sur le Groenland, mais il continue de brandir la menace de droits de douane contre l’Europe, visant tout récemment les pays qui instaureraient une taxe sur les services numériques frappant les géants américains de la tech.

Ce ne sont pas les seuls dossiers que les Européens jugent mal gérés par Donald Trump. Selon l’enquête, 78 % des sondés dans les dix pays étudiés désapprouvent sa manière de gérer les guerres en Ukraine et en Iran.

Les États-Unis ne sont plus considérés comme un allié fiable dans de nombreux pays européens.

La Hongrie et la Pologne sont les seuls pays où une majorité de personnes estiment que les États-Unis restent un partenaire digne de confiance.

En Hongrie, cette opinion est même plus répandue aujourd’hui que lors de la précédente enquête du Pew Research menée en 2022, sous l’administration Biden.

Mais dans huit autres pays, la proportion de personnes jugeant les États-Unis fiables a chuté de 28 à 52 points depuis 2022.

Les Européens sont également moins nombreux à penser que Washington tient compte des intérêts des autres pays lorsqu’il définit sa politique étrangère, avec des reculs marqués en Allemagne et au Royaume-Uni.

Entre 2022 et 2026, cette perception a été divisée par deux au Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, en Espagne et en France.

« Dans les pays où nous avons posé cette question à de nombreuses reprises au fil des ans, les attitudes ressemblent à ce que nous observions au début et au milieu des années 2000, une autre période de tensions transatlantiques liées à une guerre au Moyen-Orient et à d’autres sujets », souligne l’étude.

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