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Conseil de paix : l’UE participera à la première réunion en tant qu’”observateur”

La commissaire de l'Union européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies, lundi 28 juillet 2025.
La commissaire de l'Union européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies, lundi 28 juillet 2025. Tous droits réservés  Richard Drew/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Richard Drew/Copyright 2025 The AP. All rights reserved
Par Eleonora Vasques & Mared Gwyn Jones & Maia de la Baume & Jorge Liboreiro
Publié le Mis à jour
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L'UE prévoit d'envoyer le commissaire chargé de la Méditerranée à la première réunion du Conseil de paix de Trump jeudi, ont confirmé à Euronews des sources proches du dossier, malgré les inquiétudes suscitées par sa charte.

Dubravka Šuica, la commissaire européenne à la Méditerranée, prévoit de se rendre à Washington dans le courant de la semaine pour assister à la première réunion officielle du Conseil de la paix du président américain Donald Trump, selon des informations recueillies par Euronews.

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Cette décision indique que Bruxelles n'est pas prête à faire une croix sur la coopération avec le Conseil présidé par Trump, même si la plupart des États membres de l'UE ont rejeté une adhésion formelle et ont émis des réserves juridiques concernant sa charte et sa gouvernance.

L'UE n'a pas accepté l'invitation à siéger officiellement au Conseil, mais devrait se voir accorder le statut d'observateur pour collaborer à ses efforts.

Au cours du week-end, l'Italie, la Roumanie et Chypre ont déclaré qu'elles feraient de même.

Un fonctionnaire de l'UE a déclaré que l'Union souhaitait jouer un rôle dans la reconstruction de Gaza malgré les nombreuses inquiétudes concernant la structure exécutive du Conseil, qui était initialement conçu comme un moyen de reconstruire le territoire et qui a désormais élargi son mandat à la "paix mondiale".

Bruxelles a également soulevé des questions concernant "la portée, la gouvernance et la compatibilité du Conseil avec la Charte des Nations unies", dont les 27 États membres sont signataires.

Cependant, en tant que principal donateur d'aide humanitaire au peuple palestinien, avec une contribution totale de 1,65 milliard d'euros depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre 2023, l'UE ne veut pas être mise à l'écart par les États-Unis.

L'Italie, la Roumanie et Chypre défendent leur participation

Le Conseil de la paix, inauguré par Trump à Davos en janvier, devait à l'origine superviser la transition de la bande de Gaza après la guerre, dans le cadre du plan de paix en 20 points adopté l'année dernière.

Mais sa charte a suscité de nombreuses inquiétudes dans les capitales européennes, notamment parce que Trump resterait président indéfiniment, même après la fin de son mandat.

L'inclusion du président russe Vladimir Poutine au sein du Conseil rend également l'adhésion politiquement intenable pour la plupart des pays de l'UE alors que la guerre en Ukraine fait toujours rage.

Seuls deux États membres de l'UE - la Hongrie et la Bulgarie - ont accepté les invitations à siéger en tant que membres. Viktor Orbán, un proche allié de Trump, participera à la réunion de jeudi.

En outre, le diplomate bulgare Nickolay Mladenov a été nommé Haut Représentant pour Gaza, avec pour mission d'établir un lien entre le Conseil de paix et un comité technique palestinien chargé de gérer les affaires courantes.

Au cours du week-end, l'Italie, Chypre et la Roumanie ont confirmé qu'elles avaient accepté les invitations à participer en tant qu**'"observateurs"**, et non en tant que membres. Néanmoins, cette décision montre que les États membres de l'UE qui souhaitent entretenir de bonnes relations avec l'administration Trump ont mis de côté leurs préoccupations juridiques en échange d'une influence.

La première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui avait précédemment déclaré que la constitution italienne empêchait Rome de participer, a suggéré ce week-end que le statut d'observateur constituait une "bonne solution" après avoir reçu une lettre d'invitation de la part du président américain.

Elle a ajouté que d'autres pays avaient également été invités à participer en tant qu'observateurs et que certains d'entre eux n'avaient pas encore répondu à l'invitation. On ne sait pas encore qui représentera l'Italie à ce stade.

Quant à la Roumanie, le président Nicușor Dan, qui détient les pouvoirs en matière de politique étrangère en vertu de son titre, a confirmé dimanche qu'il se rendrait à Washington pour assister aux négociations.

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