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Guerre en Iran : l'Otan intercepte un deuxième missile iranien dans l'espace aérien turc

Des fragments d'un missile tiré depuis l'Iran et intercepté par les défenses aériennes de l'OTAN à l'intérieur de l'espace aérien turc gisent au sol dans le district de Sahinbey, dans le centre-sud de la Turquie.
Des fragments d'un missile tiré depuis l'Iran et intercepté par les défenses aériennes de l'OTAN à l'intérieur de l'espace aérien turc gisent au sol dans le district de Sahinbey, dans le centre-sud de la Turquie. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Shona Murray
Publié le Mis à jour
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L'Otan se dit "prête" à défendre le territoire de ses membres après que deux missiles balistiques iraniens ont pénétré dans l'espace aérien turc en quelques jours.

Pour la deuxième fois en moins d'une semaine, l'Otan a intercepté un missile balistique iranien qui se dirigeait vers la Turquie, a indiqué le ministère truc de la Défense, ce lundi 9 mars.

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Un incident confirmé par la porte-parole de l'Alliance, Allison Hart. "L'Otan reste fermement disposée à défendre tous les Alliés contre toute menace", a-t-elle déclaré.

Des sources au sein de l'Otan ont révélé que rien n'indique qu'Ankara n'entame une procédure formelle au sein de l'Alliance pour prendre des mesures contre l'Iran. Toutefois, le gouvernement turc a convoqué l'ambassadeur d'Iran pour le réprimander officiellement à la suite de l'incident, ce qu'il avait déjà fait lors du premier incident similaire, le 4 mars.

De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice". "Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie. Il ne faut pas s'engager dans une voie qui ouvrirait de profondes blessures dans le cœur et l'esprit de notre nation", a affirmé le chef de l'État turc, sur X.

"Concernant l'incident d'aujourd'hui, je rappelle que la persistance et l'obstination dans l'erreur sont à proscrire", a-t-il ajouté.

"La France condamne avec la plus grande fermeté le tir de missile iranien qui a été intercepté dans l’espace aérien turc par la défense antimissiles de l’OTAN. L’Iran doit cesser les frappes injustifiées visant les États de la région", a réagi le ministère des Affaires étrangères français dans un communiqué.

L'Otan "pas partie prenante" de la guerre

"L'Otan a clairement indiqué qu'elle disposait de solides capacités d'interception", a déclaré, à Euronews, le colonel Martin O'Donnell, porte-parole du Grand quartier général des puissances alliées en Europe. Si l'Iran "cible l'empreinte américaine dans différents pays", il s'en prend également aux espaces publics "sans discrimination", a-t-il ajouté.

Alors que l'Otan a renforcé son dispositif de sécurité jusqu'à ce que la menace s'estompe, Martin O'Donnell a réitéré la position de l'Alliance selon laquelle elle n'est pas partie prenante au conflit, bien que celui-ci soit mené par les États-Unis, de loin le membre le plus puissant.

"Le secrétaire général a clairement indiqué que l'Otan ne participait pas à cette guerre, mais qu'elle se défendrait", a-t-il déclaré à Euronews depuis le siège de l'Otan à Bruxelles.

Depuis le début de la guerre en Iran, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur Téhéran, le 28 février dernier, la Turquie est relativement épargnée par le conflit. Pourtant, les États-Unis possèdent la base aérienne d'Incirlik, près d'Adana, et l'Iran a régulièrement ciblé les intérêts américains dans la région.

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