La cheffe de la diplomatie roumaine, Oana Țoiu, fait partie des ministres de l'UE présents en Ukraine cette semaine pour commémorer le quatrième anniversaire du massacre de Boutcha.
La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana Țoiu, s'est rendue cette semaine en Ukraine, pays déchiré par la guerre, pour assister à la commémoration du quatrième anniversaire de la libération de Boutcha, cette ville située près de Kyiv qui figurait parmi les premières zones occupées par les forces russes et contrôlées par celles-ci pendant environ un mois. Plusieurs ministres des Affaires étrangères de l'UE se sont joints à la haute représentante de l'UE, Kaja Kallas, pour une réunion spéciale.
"Nous nous sommes rendus ensemble à Boutcha pour rendre hommage aux victimes, mais aussi pour être témoins de ce moment de résilience et de la manière dont les Ukrainiens ont repris le territoire occupé", a déclaré la ministre à l'émission phare du matin d'Euronews, Europe Today.
Boutcha, une ville située aux portes de Kyiv, s'est fait connaître du monde entier lorsque, après un mois d'occupation, les forces ukrainiennes ont libéré la région, révélant ce qui constituait la première preuve des atrocités commises par la Russie lors de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par Moscou.
Des images vidéo d'Ukrainiens assassinés, souvent les mains liées, ont fait surface lorsque les forces russes ont été chassées de Boutcha par les troupes de Kyiv le 31 mars 2022.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a déclaré que cette forte présence européenne montrait que la justice pour les atrocités commises par la Russie était inévitable. Au cours de cette visite, les ministres de l’UE ont rendu hommage aux victimes et ont entendu de vive voix les récits des atrocités commises sous l’occupation russe.
"Nous avons vu et entendu les témoignages de civils qui traversaient simplement la rue, d’enfants qui ont été tués pendant l’occupation russe", a déclaré la ministre Oana Țoiu à Europe Today.
Cette visite intervient alors que le président ukrainien cherche à obtenir un soutien financier et stratégique au-delà de l'Union européenne, le prêt de 90 milliards d'euros de l'UE à l'Ukraine étant toujours bloqué pour des raisons politiques.