Partie de Turquie le 14 mai, la flotille pour Gaza a été interceptée par la marine israélienne. Ankara dénonce un "acte de piraterie" de la part de l’Etat hébreu.
Les forces israéliennes ont intercepté au large de Chypre la flottille "Global Sumud", composée d'une cinquantaine de bateaux, qui avait quitté le sud de la Turquie la semaine dernière.
L'annonce a été faite via X par les organisateurs. Des images diffusées en direct montrent des militants de l'organisation sur des bateaux portant des gilets de sauvetage et levant les mains alors qu'un bateau gonflable transportant des troupes s'approche.
Des soldats en armure montent ensuite à bord du bateau et la retransmission en direct s'arrête brusquement. De nombreux bateaux se trouvent au large de Chypre.
Sur d'autres images, on voit des soldats israéliens à bord de vedettes rapides s'approcher et demander aux militants de se placer à l'avant du bateau.
Selon les organisateurs, les bateaux ont été interceptés à 250 milles nautiques de la côte de Gaza. Contrairement aux interceptions précédentes, qui avaient eu lieu en pleine nuit, l'armée israélienne a intercepté les bateaux en plein jour.
Le ministère israélien des Affaires étrangères avait précédemment prévenu qu'Israël ne permettrait aucune violation du blocus naval imposé à la bande de Gaza.
Le ministère des Affaires étrangères a déclaré que "deux organisations turques violentes, Mavi Marmara et IHH (Humanitarian Relief Foundation), sont impliquées dans le défi", "dont le but est de servir le Hamas, de détourner l'attention du refus de l'organisation (Hamas) de désarmer et de perturber les progrès du plan de paix du président Trump".
Ankara a pour sa part dénoncé un "nouvel acte de piraterie" de la part d'Israël. "Nous condamnons l'intervention des forces israéliennes dans les eaux internationales contre la flottille [...] qui constitue un nouvel acte de piraterie", a déclaré le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le 30 avril, les forces israéliennes ont intercepté plus de 20 bateaux de la flottille pour Gaza qui étaient partis du sud de l'Europe, près de la Crète, avec environ 175 militants.
Deux d'entre eux, Saif Abukesek, citoyen hispano-suédois d'origine palestinienne, et Tiago Avila, Brésilien, ont été emmenés en Israël et détenus pendant plusieurs jours.
Les militants ont accusé Israël de torture, accusation que les autorités israéliennes rejettent catégoriquement. Les deux hommes ont été expulsés d'Israël après environ une semaine de détention.
Les organisateurs affirment que le convoi de Gaza a été reconstitué et qu'il comprend désormais près de 500 militants de 45 pays.
Aucun des convois formés par le passé n'a réussi à briser le blocus naval et à atteindre Gaza.
Il s’agit de la troisième flottille, en un an, qui tente de se rendre dans l’enclave palestinienne.
Soumise depuis 2007 à un blocus maritime, terrestre et aérien par Israël, la bande de Gaza, ravagée par la guerre, est confrontée à de graves pénuries.