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L’Allemagne échoue pour la première fois à obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU

Des membres du Conseil de sécurité en séance au siège de l’ONU à New York, le 14 avril 2026
Les membres du Conseil de sécurité en session au siège de l’ONU à New York, le 14 avril 2026 Tous droits réservés  AP Photo
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Par Gavin Blackburn
Publié le Mis à jour
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Le Portugal et l’Autriche ont obtenu 134 et 131 voix, contre 104 pour l’Allemagne, et obtenu les sièges réservés à l'Europe occidentale. Ce revers inédit remet en question les ambitions diplomatiques de Berlin.

L'Allemagne a échoué mercredi, pour la première fois, à obtenir un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, le Portugal et l'Autriche ayant obtenu davantage de voix pour les deux sièges d’Europe occidentale à partir de 2027.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU compte 15 membres : cinq permanents - les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni - et dix élus pour des mandats de deux ans renouvelés par roulement, les sièges étant répartis entre différentes régions du monde.

Lors des scrutins secrets organisés par l'Assemblée générale pour les sièges européens, le Portugal et l'Autriche ont obtenu respectivement 134 et 131 voix, contre 104 pour l'Allemagne.

Parmi les explications à cet échec pour Berlin : le fait que Lisbonne et Vienne faisaient campagne avec insistance depuis plusieurs années pour obtenir un siège, quand l’Allemagne n'a officialisé sa candidature qu’à la fin de l'année 2024, et que le chancelier Friedrich Merz ne s'est pas rendu à l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre 2025.

Autre facteur explicatif : les attaques virulentes de la part de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité. Ces derniers jours, la diplomatie russe s'est montrée très active pour mettre en garde contre une supposée volonté hégémonique de l'Allemagne, actuellement engagée dans un important effort de réarmement, sur fond de guerre en Ukraine, Moscou renvoyant sans cesse l'Allemagne à son passé pendant la Seconde guerre mondiale.

Le traditionnel soutien de l’Allemagne à Israël pourrait également l’avoir desservie dans le contexte de la guerre à Gaza. Son silence lors de l’attaque américaine au Venezuela, en janvier, puis au début de l’offensive en Iran, deux mois plus tard, pourrait aussi lui avoir coûté des voix.

Sources additionnelles • AFP

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