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En Alsace, des fouilles archéologiques inédites au camp nazi de Natzweiler-Struthof

L’ancien camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof fait actuellement l’objet de fouilles archéologiques.
L’ancien camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof fait actuellement l’objet de fouilles archéologiques. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Nina Borowski avec AFP
Publié le Mis à jour
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Le camp, où près de 50 000 déportés ont été contraints au travail forcé, fait actuellement l’objet d’une vaste opération d’étude et de restauration visant à restituer le quotidien concentrationnaire. À l’issue des travaux, le site sera ouvert au public en tant que lieu mémoriel.

Et si les murs pouvaient encore parler ? Dans les Vosges alsaciennes, la cuisine de l’ancien camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof fait actuellement l’objet de fouilles archéologiques.

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Entre 1941 et 1944, 50 000 détenus furent contraints au travail forcé sur ce site. C’est dans cette longue baraque en bois, construite par des déportés en 1942, que les repas étaient préparés.

Aujourd’hui, le bâtiment fait l’objet d’un travail d’étude et de restauration, en vue d’une future ouverture au public.

"L'objectif est que les visiteurs puissent entrer dans ce bâtiment, découvrir son histoire et mieux comprendre la vie quotidienne, la survie quotidienne des déportés." explique Michaël Landolt, directeur du Centre européen du résistant déporté du Struthof.

Le bloc-cuisine ayant été pillé après la guerre, il ne subsiste presque rien à l'intérieur. Parmi les quelques objets trouvés : une petite fiole en verre, des boutons et un peigne. Des documents d’archives ont par ailleurs révélés que des détenus auraient dissimulés des objets dans les murs.

"Là, pour l'instant, on vient de commencer cette semaine, on a fait qu'une partie des cloisons, on a pour l'instant rien trouvé, mais c'est possible que dans une pièce, derrière l'une des cloisons, on trouve des objets cachés. C’est l'une des attentes du chantier et c'est à suivre prochaines semaines."

Les planches de bois qui constituent les murs du baraquement, vont être minutieusement retirées et numérotées afin d'être restaurées. Elles seront ensuite réinsérées à leur emplacement d'origine.

Aujourd’hui, avec la disparition des derniers témoins, des derniers déportés, c'est traces, ces lieux, ces lieux de survie, les lieux où les déportés ont vécu, qui vont survivre à la disparition de ces personnes. C'est vraiment important aujourd'hui, de les conserver pour les générations futures, pour transmettre cette histoire auprès des générations futures", rappelle Michaël Landolt.

La restauration du site doit se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2027 avant son ouverture au public en tant que lieu mémoriel.

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