Coût des carburants, bateaux-usines, cohabitation complexifiée dans les zones côtières... Ces 18 et 19 juin, les professionnels de la pêche et de l'aquaculture ont rendez-vous dans le Cotentin pour trouver des solutions face aux multiples défis auxquels ils font face.
Gestion des ressources, prix du carburant, concurrence étrangère : autant de sujets brûlants pour les pêcheurs français et les autres acteurs du secteur maritime réunis à Cherbourg pour les Assises de la pêche. La ministre de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, est attendue sur place.
En avril, des pêcheurs avaient manifesté contre la flambée des prix du carburant, de la Normandie jusqu’à l’île française de Corse.
Le récent accord-cadre conclu entre l’Iran et les États-Unis redonne aux pêcheurs l’espoir d’une baisse des prix de l’énergie.
En mai, le carburant a représenté des coûts équivalents à jusqu’à 60 % du chiffre d’affaires des armateurs. Certains professionnels ont donc dû réduire leurs sorties en mer.
Dans ce contexte, le gouvernement français a adopté en avril plusieurs mesures de soutien aux entreprises de pêche. Une aide de 20 centimes par litre de carburant en avril, puis de 35 centimes par litre en mai, a été mise en place.
Au total, le gouvernement annonce qu’une enveloppe de 13 millions d’euros sera consacrée à la consommation de carburant du secteur de la pêche pour les mois d’avril et de mai.
Dans la Manche, les pêcheurs doivent aussi cohabiter avec l’aquaculture, les parcs éoliens en mer et le trafic maritime. Les petits pêcheurs espèrent que la bande côtière française sera bientôt interdite aux navires de plus de 25 mètres.
Sur la côte Atlantique, la pêche pourrait être temporairement interdite l’an prochain dans le golfe de Gascogne afin de protéger les dauphins. Enfin, les professionnels réclament des mesures pour moderniser et décarboner la flotte de pêche.