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Sommet d'Ankara : l'OTAN réaffirme son engagement envers l'article 5

Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte et le président américain Donald Trump.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, et le président américain Donald Trump. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Shona Murray
Publié le
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Alors que les dirigeants de l’OTAN se préparent pour leur sommet la semaine prochaine à Ankara, un document consulté par Euronews indique que les 32 membres de l’Alliance, dont les États-Unis, restent attachés au principe de défense collective.

Les alliés de l’OTAN s’apprêtent à réaffirmer leur engagement indéfectible envers l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord et à qualifier la Russie de "menace à long terme pour la sécurité et la stabilité euro-atlantiques" dans la déclaration finale du sommet de l’Alliance, qui se tiendra la semaine prochaine à Ankara.

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Une copie du document consultée par Euronews indique également que "l’Iran ne doit jamais se doter de l’arme nucléaire" et prévoit 70 milliards d’euros supplémentaires d’aide à l’Ukraine, avec des niveaux de soutien "au moins équivalents" attendus en 2027.

Ce texte, déjà finalisé après négociations entre les 32 alliés, dont les États-Unis, doit encore être formellement entériné par les dirigeants lors de la clôture du sommet, le 8 juillet.

"La déclaration d’Ankara sera publiée une fois approuvée par les chefs d’État et de gouvernement alliés lors du sommet de l’OTAN mercredi", a indiqué un porte-parole de l’Alliance à Euronews.

L’un des éléments clés du texte est la réaffirmation apparente de Washington de son engagement en faveur de la défense collective de l’Alliance. Le principe selon lequel "une attaque contre l’un est une attaque contre tous" constitue le fondement de l’OTAN, mais le président américain Donald Trump a à plusieurs reprises entretenu le doute sur le soutien inconditionnel de son administration à ce principe.

Il a déjà refusé de garantir que les États-Unis viendraient en aide à des pays européens qu’il juge insuffisamment investis dans leur propre défense.

Le sommet de la semaine prochaine sera ainsi l’occasion pour les membres européens de l’OTAN de tenter de convaincre l’administration américaine que la charge de la sécurité européenne s’est progressivement déplacée, l’Alliance évoluant vers une "OTAN 3.0", où l’Europe assumerait une part accrue de sa propre défense.

Mais ces six derniers mois ont été marqués par une forte volatilité au sein de l’Alliance. Et si les chiffres témoignent d’une hausse des dépenses de défense en Europe et au Canada, rien ne garantit que Donald Trump reconnaisse pleinement les efforts de ses alliés.

"Ils n’étaient pas là pour nous"

En janvier, Donald Trump avait refusé d’exclure le recours à la force militaire pour "prendre" le Groenland, territoire semi-autonome du Danemark, allié de l’OTAN. Jeudi soir, il a réitéré son accusation selon laquelle les alliés de l’Alliance auraient abandonné les États-Unis lors de leur offensive contre l’Iran, jugeant "ridicule" que Washington maintienne une relation "à sens unique" avec l’OTAN.

"Ils n’étaient pas là pour nous !!!", a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.

Si les alliés européens espèrent apaiser les tensions à court terme, leur priorité est de renforcer durablement la défense du continent par leurs propres investissements, alors que les États-Unis ont déjà affiché leur volonté de réduire leur rôle dans le soutien conventionnel à la sécurité européenne.

En mai, Washington a annoncé une réduction des forces mises à disposition de l’OTAN, y compris en cas de conflit, plusieurs bombardiers à long rayon d’action, avions de chasse, sous-marins et navires de guerre n’étant plus destinés à être déployés en Europe en cas de crise.

"Les alliés ont été informés que nous réduirions ce que nous fournissons au modèle de forces de l’OTAN", a déclaré l’ambassadeur américain auprès de l’Alliance, Matthew Whitaker, lors d’un point presse mercredi à Bruxelles, ajoutant que les Européens "ne peuvent pas vivre en passagers clandestins aux dépens du contribuable américain".

Selon des informations obtenues par Euronews, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, doit souligner que l’Europe et le Canada ont augmenté leurs dépenses de défense de base de 20 % en un an. Une source proche du dossier indique que le montant cumulé pour 2025 et 2026 s’élèverait à environ 258 milliards de dollars (225 milliards d’euros) d’investissements supplémentaires.

Il devrait également mettre en avant le fait que les alliés ont dépensé 1 000 milliards de dollars (870 milliards d’euros) en matière de défense depuis la première administration Trump. Baptisé par certains responsables "le trillion de Trump", ce montant est présenté comme un effort historique devant désormais se traduire par des capacités opérationnelles prêtes au combat, via une coopération transatlantique renforcée.

Mark Rutte devrait enfin insister sur la nécessité d’accroître les effectifs militaires pour concrétiser la vision d’une "OTAN 3.0", et appeler l’industrie européenne de défense à accélérer encore ses capacités de production.

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