Seuls 132 députés sur les 289 nécessaires ont soutenu cette motion, déposée pour protester contre la gestion de la canicule du gouvernement.
Comme prévu, la motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu déposée par le groupe des Écologistes a largement été rejetée à l'Assemblée nationale, lundi après-midi. Seuls 132 députés sur les 289 nécessaires ont soutenu cette motion.
Déposée pour protester contre la gestion de la canicule du gouvernement, la motion de censure des Écologistes n'était soutenu que par La France insoumise (LFI).
Le débat a mis en lumières les division de la gauche, y compris à l’intérieur du Parti socialiste (PS). Le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, avait annoncé qu’il voterait cette motion de censure, contre l'avis des députés socialistes.
Les Écologistes et LFI reprochent au gouvernement d’avoir "aggravé" les "vulnérabilités du pays" notamment "en coupant les budgets de l’adaptation" ou en "poursuivant des politiques d’aménagement et d’agriculture incompatibles avec la réalité du changement climatique".
Lundi, à la tribune de l'Assemblée nationale, Sébastien Lecornu a accusé les députés signataires de la motion d’"instrumentaliser les victimes de la canicule".
"Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le gouvernement d’avoir des morts sur la conscience n’est pas une alerte. C’est une faute", a-t-il déclaré.
Selon lui, "cette motion n’a pas été déposée pour obtenir un débat sur la canicule", mais vise à "éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d’opposition avant l’élection présidentielle".