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Incendies dans le Sud-Ouest : "Les prochaines heures peuvent être difficiles", prévient Lecornu

Des pompiers arrosent une forêt en feu près de Lacanau, samedi 25 juillet 2026.
Des pompiers arrosent une forêt en feu près de Lacanau, samedi 25 juillet 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Emma Da Silva
Tous droits réservés AP Photo/Emma Da Silva
Par Alexander Kazakevich
Publié le Mis à jour
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Plus de 50 000 personnes supplémentaires doivent quitter leur domicile dans la périphérie de Bordeaux, où les autorités font face à "la reprise de l'incendie" qui ravage la région depuis plusieurs jours.

Face à une situation toujours "critique" en Gironde et à une trentaine d'incendies "simultanément actifs" sur le territoire national, le gouvernement français affiche une mobilisation d'ampleur.

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Alors que les Landes, le Var, la Corse et les Hautes-Alpes sont également touchés, l'exécutif reçoit le soutien de plusieurs partenaires européens et présente la lutte contre le dérèglement climatique comme une "priorité".

Samedi soir, au sortir de la réunion – la deuxième en vingt-quatre heures – de la cellule interministérielle de crise, Sébastien Lecornu a déclaré qu'"après une légère amélioration cette nuit et ce matin", les prévisions en Gironde "redeviennent défavorables".

"Les prochaines heures peuvent être difficiles", a averti le Premier ministre dans un long message publié sur X.

Plus tôt dans la journée, le mégafeu qui s'était déclaré mardi sur la commune de Saumos a changé de sens à deux reprises et "reste actif et non fixé", a indiqué la préfecture. Au total, 32 700 hectares ont brûlé et 140 maisons ont été détruites dans le département.

Selon le chef du gouvernement, 1 400 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires et 1 700 forces de sécurité intérieure sont engagés dans les opérations en Gironde et dans les Landes voisines.

"Nous continuerons d’engager les moyens nécessaires et d’adapter notre dispositif, heure par heure, aussi longtemps que la situation l’exigera", a-t-il assuré.

"Une première mondiale"

Sébastien Lecornu a également mis en avant le rôle des armées dans la lutte contre les flammes dans le Sud-Ouest et publié, dans un message distinct, les images du premier largage de liquide retardant depuis la soute d'un avion de transport militaire A400M, transformé en Canadair géant.

Son déploiement a été avancé : il était initialement prévu à la fin du mois, après une phase de préparation technique et d'essais nécessaires. La mission s'est finalement déroulée samedi après-midi au-dessus de Lacanau.

"Une première mondiale, rendue possible en seulement quinze jours grâce à la mobilisation exemplaire de la Sécurité civile, des armées et d’Airbus", s'est félicité le Premier ministre.

"Un peuple uni"

Sur un autre registre, le chef de l'État, Emmanuel Macron, a choisi de mettre l'accent sur l'unité nationale : "Dans ces heures où les flammes éprouvent durement notre pays, la France révèle ce qu’elle est : un peuple uni, qui se serre les coudes", a-t-il déclaré.

Le président a remercié sur X les partenaires de la France ayant répondu présent après que Paris a déclenché le mécanisme de protection civile : "Merci à la Roumanie, la Croatie, l’Allemagne, au Portugal, à la Suède, la Suisse, la République tchèque et la Slovaquie pour leur précieux soutien".

"C’est l’Europe. Dans l’épreuve, elle fait vivre la solidarité qui la fonde", a ajouté Emmanuel Macron.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a lui aussi remercié les pays européens "qui se mobilisent à nos côtés". Selon le ministre, "ces drames ne font que renforcer la conviction portée par la France que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité".

"Celle-ci passe par des accords internationaux ambitieux appelant des transitions à l’échelle mondiale, et leur plein respect par la communauté internationale", a-t-il insisté.

Évacuations massives près de Bordeaux

Alors que près de 200 000 personnes ont déjà dû quitter leur domicile depuis mercredi en Gironde et dans les Landes, la pression reste forte aux portes de Bordeaux, où les évacuations se poursuivent "face à la reprise" du feu.

Vers minuit, la préfète Sophie Brocas a ordonné l'évacuation de cinq communes de la périphérie bordelaise – Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas –, soit plus de 50 000 habitants concernés.

En revanche, à Biscarrosse, dans les Landes, 3 000 habitants peuvent désormais regagner leur domicile dans des secteurs sécurisés.

Sans victime civile à déplorer à ce stade, les incendies continuent toutefois de peser sur les populations exposées, notamment en raison des fumées toxiques. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que 2,5 millions de masques FFP2 seraient disponibles dès samedi soir à Bordeaux.

Le coût économique du sinistre reste, lui, à évaluer. Dès lundi, le Premier ministre rencontrera les représentants des filières du tourisme et de l'énergie pour "faire le point sur les conséquences des incendies et d’accompagner les territoires concernés".

Sources additionnelles • AFP

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