Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a nié toute "inaction" du gouvernement à propos du récent épisode caniculaire en France. Il a également fermement contesté le bilan de 10 000 morts avancé par les Écologistes.
La présidente du groupe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, a annoncé ce mardi le dépôt prochain d'une motion de censure contre le gouvernement pour sa gestion de l'épisode caniculaire qui a touché la France la semaine dernière.
Cette motion vise à dénoncer "son impréparation à la fois de la canicule qu’on a connue, mais surtout de la canicule qui arrive", a précisé Cyrielle Chatelain, en ajoutant que "ce sera une motion de censure de toute la gauche".
Lors d'un échange tendu avec Sébastien Lecornu durant les questions au gouvernement, quelques minutes auparavant, la présidente du groupe parlementaire des Écologistes avait critiqué l'"inaction du gouvernement" face au changement climatique.
"Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure", a-t-elle déclaré à Sébastien Lecornu. "Vous n'êtes pas à votre place, la politique que vous menez est une politique inégalitaire, une politique qui aggrave le réchauffement climatique".
Sébastien Lecornu conteste toute "inaction" du gouvernement
En réponse, le chef du gouvernement a fermement nié toute "inaction" et a remis en question le bilan humain de la canicule avancé par les Écologistes, qu'ils évaluent à 10 000 morts.
"D’où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts sur lequel vous et les vôtres […] sont allés sur les plateaux de télévision depuis maintenant plus de trois jours, en établissant un bilan humain qui est faux. C’est scandaleux, c’est indigne !", s'est insurgé Sébastien Lecornu.
Dans un communiqué de presse publié samedi, Santé publique France avait signalé "une augmentation du nombre quotidien de personnes décédées" depuis le mardi 23 juin sur la base "des premières données de mortalité", tout en appelant à interpréter ces dernières "avec prudence".
Lors de son échange avec Cyrielle Chatelain, le Premier ministre a prédit que la commission d’enquête réclamée par les députés écologistes - qui concerne la "politique d’adaptation" du gouvernement au changement climatique - allait leur revenir "en boomerang".
Sébastien Lecornu se dit confiant, estimant que l'enquête écartera toute inaction, tout en mettant en lumière un besoin évident d’accélération.