Un fusil-mitrailleur, un pistolet et plusieurs chargeurs ont été découverts samedi dans un véhicule stationné dans un quartier fréquenté de Sarcelles. Les enquêteurs soupçonnent que les armes aurait pu être utilisées dans un projet d'attaque contre une synagogue de la commune située proche de Paris
Le Parquet national antiterroriste a annoncé dimanche l'ouverture d'une enquête au lendemain de la découverte d'armes à feu dans une voiture à Sarcelles, dans le Val-d'Oise.
La direction générale de la sécurité intérieure avait signalé la présence d'un véhicule suspect, de marque Toyota, stationné dans un quartier très fréquenté, proche d'un cinéma et de plusieurs restaurants.
Les forces de l'ordre ont découvert un fusil-mitrailleur, un pistolet ainsi que plusieurs chargeurs dans le véhicule, qui était inoccupé au moment de l'intervention. Trois cents personnes avaient été évacuées précédemment par mesure de précaution.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé l’ouverture d’une enquête des chefs d’"association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes" et de "transport, détention, acquisition d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste".
Les investigations seront menées par la DGSI, la sous-direction antiterroriste (SDAT), la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ainsi que la direction interdépartementale de la police nationale du Val-d’Oise (DIPN).
La direction générale de la sécurité intérieure suspecte le véhicule d'avoir pu être utilisé dans un projet d’attaque contre une synagogue de la commune.
Le président de la communauté juive de Sarcelles, Moïse Kahloun, a cependant affirmé que "rien ne permet d’affirmer que la communauté juive était visée" à ce stade de l'enquête, ajoutant que "l’évacuation concernait le cinéma, situé à plus d’un kilomètre de la synagogue".