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Espagne : quatre personnes arrêtées pour 46 000 tonnes de déchets illégaux français

Photo d'archives : Des déchets de construction s'accumulent dans une décharge illégale à Carrières-sous-Poissy, France, le dimanche 1er décembre 2019.
ARCHIVES : Des déchets de construction s’entassent dans une décharge illégale à Carrières-sous-Poissy, en France, dimanche 1er décembre 2019. Tous droits réservés  Copyright 2013 AP. All rights reserved.
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Par Rafael Salido
Publié le
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La Guardia Civil espagnole, en collaboration avec la Gendarmerie française et Europol, a interpellé quatre personnes soupçonnées de fraude environnementale et de trafic illégal de déchets, liées à l’entrée en Espagne d’au moins 46 000 tonnes de déchets en provenance de France.

L’enquête, menée dans le cadre de l’opération Franger, a débuté en 2022, lorsque les autorités espagnoles ont inspecté une installation de traitement des déchets située dans la province de Barcelone, qui déversait des matériaux issus de grands chantiers sur des terres agricoles. Il est ensuite apparu qu’une grande partie de ces déchets provenait d’entreprises françaises.

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Les personnes arrêtées sont deux hommes, âgés de 39 et 70 ans et de nationalités espagnole et française, ainsi que deux femmes, âgées de 62 et 66 ans, de nationalités espagnole et italienne.

Le réseau, basé à Barcelone, utilisait de faux documents pour justifier l’entrée de déchets municipaux et industriels en provenance de France sous des appellations comme « produit » ou « terres », avant de les enfouir en territoire espagnol sans respecter les procédures établies, mettant ainsi en danger l’environnement et la population locale.

Les analyses détectent des hydrocarbures et des métaux lourds

Dans ces déversements, selon les analyses officielles effectuées au cours de l’enquête, de nombreux déchets dangereux ont été identifiés, comme des hydrocarbures et des métaux lourds, particulièrement toxiques. Le Service de protection de la nature (Seprona) prévoit de réaliser son propre rapport technique afin d’évaluer le risque généré par le groupe criminel.

Plus d’un centaine d’agents ont pris part à l’opération, dont la phase d’exploitation s’est déroulée les 23 et 24 juin, issus à la fois de la Guardia Civil, de la Gendarmerie et d’Europol, qui ont apporté un soutien en matière de technologies et de renseignement. « Côté Guardia Civil, sont intervenues des unités spécialisées dans la protection de la nature, l’investigation criminelle, la fiscalité et les frontières, la sécurité citoyenne et le soutien opérationnel », précise le communiqué de l’Intérieur.

Trois perquisitions ont été menées dans des domiciles et des entreprises situés dans les communes de Sant Vicenç dels Horts, Molins de Rei et Sant Esteve Sesrovires, dans la province de Barcelone, ainsi qu’une quatrième dans une résidence située dans la province de Gérone. Les autorités ont saisi « une abondante documentation, des fichiers comptables, des dispositifs électroniques, des téléphones portables et des ordinateurs ».

Les personnes arrêtées sont poursuivies pour des infractions contre les ressources naturelles et l’environnement, faux et usage de faux, fraude fiscale, escroquerie, blanchiment de capitaux et appartenance à une organisation criminelle. L’enquête reste ouverte et de nouvelles arrestations ne sont pas exclues.

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