Selon un récent sondage Eurobaromètre, les trois quarts des citoyens de l’UE (75 %) estiment que l’enseignement général au niveau du secondaire supérieur bénéficie d’une image plus positive que l’enseignement et la formation professionnels.
Selon une nouvelle enquête Eurobaromètre, trois quarts des citoyens de l’UE estiment que l’enseignement général au niveau du secondaire supérieur bénéficie d’une image plus positive que la formation professionnelle.
Les personnes interrogées en Suède, au Danemark et en Finlande sont celles qui adhèrent le plus à cette affirmation, tandis que les citoyens de l’UE en Tchéquie, en Lettonie et en Roumanie y adhèrent le moins.
Lorsqu’il s’agit de choisir entre l’enseignement général et la formation professionnelle, les personnes interrogées considèrent que les conseils des parents (35 %) pèsent davantage que l’orientation donnée par les enseignants (28 %).
En bas de classement, le prestige perçu de l’enseignement et de la formation professionnels (16 %) et les réseaux sociaux (14 %) figurent parmi les facteurs les moins influents dans le choix de la filière.
Quels sont les avantages et les inconvénients de la formation professionnelle ?
La moitié des personnes interrogées estiment que les programmes de formation professionnelle sont insuffisants pour transmettre les compétences de base, comme la maîtrise de la lecture et des outils numériques, ainsi que les compétences transversales telles que la communication et l’esprit critique.
Les personnes interrogées en Pologne, en Slovénie et en Croatie étaient les plus enclins à partager cette opinion, tandis que ceux d’Estonie (32 %), de Suède (34 %) et d’Espagne (35 %) y adhéraient le moins.
À l’inverse, plus de huit Européens sur dix affirment que les diplômes de formation professionnelle débouchent sur des emplois très demandés.
Par ailleurs, 53 % des Européens citent la nécessité de trouver un emploi et de gagner rapidement de l’argent comme principal facteur qui pousse les jeunes à choisir la formation professionnelle. Il s’agit d’ailleurs du facteur déterminant dans 24 États membres de l’UE.
Les biais de genre influencent les parcours éducatifs
Les stéréotypes de genre peuvent limiter l’accès à la formation professionnelle, 71 % des répondants estimant que les femmes sont souvent encouragées à opter pour l’enseignement général, même lorsqu’elles manifestent un intérêt pour des matières techniques.
Parallèlement, sept Européens sur dix affirment que les hommes qui n’obtiennent pas de très bons résultats scolaires subissent davantage de pression que les femmes pour choisir la formation professionnelle plutôt que l’enseignement général.
En outre, plus de la moitié des personnes interrogées considèrent que les hommes engagés dans des filières de formation professionnelle liées aux soins ou aux services sont confrontés à une stigmatisation sociale, ce qui met en lumière les contraintes qui pèsent sur les choix de parcours pour les deux sexes.
Les niveaux d’adhésion les plus élevés à cette affirmation ont été observés en Pologne, en Hongrie, en Italie et aux Pays-Bas, tandis que Chypre, le Portugal et la Grèce affichent les plus faibles.