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Les théories du complot se multiplient après la finale Espagne-Argentine

Les joueurs espagnols célèbrent après la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine, à East Rutherford (New Jersey), près de New York, le 19 juillet 2026.
Les joueurs espagnols célèbrent après la finale de la Coupe du monde contre l'Argentine à East Rutherford (New Jersey), près de New York, le 19 juillet 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Yuki Iwamu
Tous droits réservés AP Photo/Yuki Iwamu
Par James Thomas
Publié le
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Une semaine après le sacre de l'Espagne au Mondial, les théories du complot et les fausses informations se multiplient en ligne pour expliquer la défaite de l'Argentine.

Une semaine s'est écoulée depuis la fin de la Coupe du monde, mais les affirmations trompeuses et les théories complotistes autour du tournoi continuent de proliférer.

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La grande majorité portent sur la victoire de l'Espagne face à l'Argentine en finale, remportée 1-0 par La Roja, et sur les controverses qui ont terni l'image de la sélection sud-américaine pendant et après la compétition.

Une publication, qui a cumulé près de 4 millions de vues, affirme que l'instance dirigeante du football mondial, la FIFA, "avait besoin d'un champion européen".

Elle soutient que le président de la FIFA, Gianni Infantino, a conclu un accord avec l'UEFA, l'instance dirigeante du football européen, pour garantir la victoire de l'Espagne en Coupe du monde en échange de son soutien à sa réélection en 2027.

Infantino a annoncé en avril qu'il briguerait un nouveau mandat à la présidence. En cas de réélection, il s'agirait de son quatrième mandat.

Aucune preuve ne vient étayer cette théorie du complot
Aucune preuve ne vient étayer cette théorie du complot Euronews

La vidéo jointe à la publication ne fournit aucun élément à l'appui de ces accusations, et une note communautaire en bas de page rappelle que l'Argentine a perdu la finale parce qu'elle n'a cadré aucun tir pendant le match.

Par ailleurs, plus de 200 associations membres de la FIFA ont déjà apporté leur soutien à la réélection d'Infantino, seules quelques associations européennes, dont l'Allemagne est la plus en vue, ayant jusqu'ici refusé de le soutenir.

L'UEFA s'est heurtée à la FIFA sur plusieurs dossiers récents, comme la décision controversée de l'instance mondiale du football d'annuler le match de suspension infligé à l'attaquant américain Folarin Balogun pendant la Coupe du monde, mais on ignore si elle ira jusqu'à soutenir un candidat contre Infantino.

Quoi qu'il en soit, rien n'indique qu'elle ait eu recours à un quelconque pot-de-vin pour truquer le résultat de la finale de la Coupe du monde.

Polémique autour des Malouines

Une autre affirmation qui circule en ligne soutient que la FIFA a contraint l'Argentine à perdre la finale sous peine d'une interdiction de dix ans de Coupe du monde, après que les joueurs ont déployé une banderole portant le message "Les îles Falkland sont argentines" à la suite de leur victoire contre l'Angleterre en demi-finales.

Les îles Falkland, ou Malouines, sont un territoire britannique d'outre-mer situé dans le sud-ouest de l'océan Atlantique et au cœur d'un conflit de souveraineté de longue date entre le Royaume-Uni et l'Argentine. Buenos Aires a envahi et occupé l'archipel en 1982, mais il a été repris par les forces britanniques au terme d'une guerre de 74 jours.

Pour autant, rien ne prouve que la FIFA ait menacé l'Argentine pour avoir réaffirmé, via cette banderole, sa revendication sur les Malouines après le match contre l'Angleterre. Selon la presse, la FIFA examine le dossier, mais aucune sanction officielle n'a pour l'heure été annoncée.

L'article 34.3 du règlement de la Coupe du monde (source en anglais) interdit l'affichage de messages politiques avant, pendant et après tout match.

Ces publications laissent entendre que l'Argentine a été contrainte de perdre la finale en raison de sa banderole controversée sur les Malouines
Ces publications laissent entendre que l'Argentine a été contrainte de perdre la finale en raison de sa banderole controversée sur les Malouines Euronews

Il existe des précédents de joueurs sanctionnés pour avoir enfreint ce type de règle : l'UEFA a suspendu pour un match les Espagnols Álvaro Morata et Rodri après qu'ils ont scandé "Gibraltar est espagnol", en référence à ce territoire britannique d'outre-mer situé à l'extrémité sud de la péninsule Ibérique, lors des célébrations de leur victoire en finale de l'Euro 2024 contre l'Angleterre.

À ce stade, aucune sanction de ce type n'a toutefois été infligée à l'Argentine ni à aucun de ses joueurs pour leurs propres prises de position politiques.

Allégations de menaces

Une autre théorie du complot affirme que les joueurs argentins et leurs familles auraient été menacés avant la finale de la Coupe du monde, en s'appuyant sur un extrait montrant le capitaine Lionel Messi en train de galvaniser ses coéquipiers avant le match.

"Restons calmes", dit Messi dans la vidéo. "Oublions tout le reste, pensons seulement à jouer."

Des internautes soutiennent que cela prouverait qu'il cherchait à calmer ses coéquipiers après qu'ils auraient été menacés et sommés de truquer le match.

Mais en regardant l'intégralité de la vidéo, on voit que Messi déclare aussi notamment : "Allez Nico, tu vas réussir ton match du début à la fin" et "Aujourd'hui, c'est mon jour, aujourd'hui, ce sera une date pour les livres d'histoire", ce qui montre son intention de tout donner.

Le sélectionneur de l'Argentine, Lionel Scaloni, a balayé ces théories complotistes, tandis que le président de la Fédération argentine de football, Claudio Tapia, a appelé à ne pas se laisser berner par ces "mensonges" et affirmé que l'Espagne méritait de gagner la finale.

Le père d'Alexis Mac Allister, milieu de terrain de la sélection argentine, a également déclaré, lors d'une interview à la radio, qu'il n'avait reçu aucune menace.

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