Les pompiers continuent de lutter contre les flammes en France et en Espagne, alors des températures élevées sont attendues dans les deux pays mercredi.
La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a déclaré mardi que le feu n’était toujours pas fixé mais stabilisé, malgré 14 reprises de feu avaient été constatées au cours de la journée.
Elle a également indiqué que les habitants du Haillan et des quartiers "extra-rocade" de Mérignac et d’Eysines auront la possibilité de réintégrer leur domicile à condition de respecter les consignes de sécurité et de se tenir prêts à une autre évacuation.
Dans le Var, l'incendie est désormais fixé après avoir parcouru 4 800 hectares, a annoncé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Un individu incendiaire présumé a été interpellé par la gendarmerie et placé en détention provisoire", a-t-il poursuivi.
16 départements, dont la Gironde et les Landes, en proie aux incendies, passeront en vigilance orange canicule mercredi, a annoncé mardi Météo-France.
L'Espagne voit "la lumière au bout du tunnel"
L'incendie de forêt d'Ávila est déjà le plus vaste jamais enregistré dans l'histoire de l'Espagne. Le feu, parti le 22 juillet dernier dans la commune de Burgohondo et connu sous le nom d'incendie de Navaluenga, a déjà dévasté plus de 77 000 hectares de zone forestière et présente un périmètre de 280 kilomètres.
Si les opérations d'extinction ont permis de réduire la menace sur certains fronts, les flammes restent hors de contrôle et l'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur risque de compliquer encore davantage la situation d'urgence.
Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a affirmé mardi que, dans la lutte contre les grands incendies de forêt toujours actifs en Espagne, on commence à entrevoir "la lumière au bout du tunnel", tout en avertissant que les prochaines heures et les prochains jours resteront particulièrement difficiles.
Lors de son bilan de l'année politique, Pedro Sánchez a également martelé que "le négationnisme climatique" est le pire des carburants pour lutter contre l'urgence climatique, il nous rend beaucoup plus vulnérables. Dans ce contexte, il a défendu l'idée qu'aboutir à un pacte d'État sur le climat constitue "un impératif, pas une option".
Le président du gouvernement a appelé à redoubler de prudence face à la forte hausse des températures et à l'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur annoncée par l'Agence météorologique nationale (Aemet), qui devrait compliquer les opérations d'extinction et accroître le risque d'incendies dans une grande partie du pays.
Si l'évolution de certains des grands feux est jugée favorable, Pedro Sánchez a insisté sur le fait qu'il ne s'agit pas pour autant de baisser la garde. Dans ce contexte, il a garanti que l'exécutif, en coordination avec les autres administrations, maintiendra mobilisés tous les moyens nécessaires "aussi longtemps qu'il le faudra" jusqu'à l'extinction de "la dernière flamme".