Le délégué du gouvernement de la ville autonome reconnaît les difficultés à suivre les migrants dans l'enclave afro-européenne et la saturation des moyens pour les accueillir.
Quelques jours après l'afflux d'environ 60 000 personnes venues du Maroc, Ceuta commence à retrouver son calme et fait le bilan.
Mais il est difficile de trouver un nombre officiel de morts lors de cette crise migratoire, car l'écart est de taille.
Selon les autorités espagnoles, 72 personnes seraient décédées en tentant de franchir la frontière, alors que le gouvernement local de Ceuta en recense 88.
Le Maroc, quant à lui, fait état de 11 morts selon un bilan officiel publié dimanche soir, tandis que l'Association marocaine des droits humains affirme qu'il y aurait « près de 130 victimes » et des dizaines de disparus.
Selon Madrid, la « quasi-totalité » de ces personnes est depuis retournée au Maroc, mais ce mouvement migratoire inédit a créé une crise diplomatique entre l'Espagne et d'autres pays européens.
En particulier l'Italie, qui a annoncé suspendre temporairement l'application du traité de Schengen avec l'Espagne.
Mardi, une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE aura lieu, à la demande de l'Espagne.
Les tensions, déjà vives, entre Madrid et Rabat se sont également intensifiées.