Le président américain a publié une fausse carte des États-Unis incluant le Canada, le Mexique, l'Islande, le Groenland, ainsi que les Antilles françaises et Saint-Pierre-et-Miquelon.
Le gouvernement islandais a déposé une protestation officielle auprès des États-Unis après que Donald Trump a partagé sur les réseaux sociaux une carte intégrant le pays au territoire américain.
Selon un communiqué du ministère, la ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, a convoqué l'ambassadeur des États-Unis pour lui signifier une vive protestation, lui indiquant que cette carte était tout simplement inacceptable.
L'image, mise en ligne lundi, montre une Amérique du Nord redessinée où le Canada, le Groenland, le Mexique, l'Islande, le Groenland, ainsi que les Antilles françaises et Saint-Pierre-et-Miquelon sont tous couverts des étoiles et des bandes du drapeau américain et légendés comme un seul ensemble intitulé "United States of America", sans aucune légende ni contexte permettant d'en comprendre l'intention.
Quelques jours plus tôt, les Islandais ont rejeté, lors d'un référendum, la volonté du gouvernement de relancer les négociations d'adhésion à l'UE, un scrutin organisé en partie dans l'ombre des velléités de Donald Trump sur le Groenland.
L'incident tombe mal, tant les États-Unis sont au cœur de la sécurité de l'Islande. Le pays n'a pas d'armée propre depuis son indépendance en 1944 et s'en remet, pour sa protection, à son statut de membre fondateur de l'OTAN ainsi qu'à un pacte de défense conclu avec Washington en 1951.
Reykjavik avait déjà des raisons de s'inquiéter des intentions de Washington dans la région. Donald Trump a évoqué l'annexion du Groenland, territoire autonome danois situé à moins de 300 kilomètres des côtes islandaises, et son bras de fer tarifaire avec le Canada a renforcé l'impression que les partenaires traditionnellement proches des États-Unis en Atlantique Nord ne peuvent plus considérer cette relation comme acquise.