Placé en garde à vue jeudi 27 août à Marseille après une altercation avec des policiers, le député LFI des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a été libéré peu avant 23 heures. Visé par une plainte pour outrage, il comparaîtra devant les juges en novembre.
Le député La France Insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a été placé en garde à vue jeudi 27 août à Marseille, après une altercation avec trois policiers - en civil - venus interpeller, dans l'immeuble où vit l'Insoumis, un homme soupçonné d’avoir volé une montre.
Après plus de huit heures de garde à vue, l'élu a été libéré. Il sera auditionné en novembre prochain dans le cadre d’une procédure pour "outrage à personnes dépositaires de l’autorité publique".
Sur X, le député de Marseille a publié un message dès sa sortie de garde à vue, indiquant qu'il "s'exprimera bientôt".
Une enquête doit désormais permettre d’établir le déroulement exact de l’altercation, notamment à partir des éléments vidéo disponibles.
Les faits remontent à la nuit du lundi 24 août. Trois policiers en civil se sont rendus dans l’immeuble où réside le député, à la recherche d’un homme soupçonné d’un vol et qui se serait réfugié dans le bâtiment. Une altercation a alors éclaté entre les agents et Sébastien Delogu.
Les circonstances précises de l’incident restent toutefois à établir. Le député affirme que les policiers ne lui auraient pas immédiatement décliné leur identité et accuse l’un d’eux de l’avoir insulté et de lui avoir porté "un coup sur la poitrine". Les policiers soutiennent, de leur côté, que l’élu s’est opposé physiquement à leur entrée dans l’immeuble et les a insultés. Ils ont déposé plainte pour outrage.
L’affaire a suscité de nombreuses réactions dont celles de figures politiques. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a apporté son "soutien aux forces de l’ordre", tout en rappelant que l’enquête devait déterminer les circonstances précises des faits.
Des cadres de La France insoumise, dont Antoine Léaument et Sophia Chikirou, ont en retour critiqué la position du ministre et appelé à faire toute la lumière sur le comportement des policiers comme sur celui du député.