Auditionnée mardi par la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Direction générale du Trésor a livré ses premières estimations sur l’impact des canicules et de la sécheresse, même si elles restent encore partielles.
Les premiers constats sont tombés : les épisodes successifs de canicule et de sécheresse qui ont touché la France cet été devraient amputer de 0,1 point le PIB de l’économie française en 2026.
Auditionnée mardi par la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Direction générale du Trésor a livré ses premières estimations sur l’impact de ces phénomènes provoqués par le dérèglement climatique, même si elles restent encore partielles.
Le chiffre de 0,1 point reste néanmoins nettement inférieur à l’estimation avancée le 12 août par Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, qui avait évoqué une possible baisse de 0,5 point de PIB.
À court terme, le secteur agricole apparaît comme le plus durement touché. Selon Bercy, la production de maïs devrait reculer de 35 % en 2026 par rapport à l’an dernier. Les prairies sont également fortement affectées, avec une pousse inférieure d’environ un tiers à la normale au 10 août, ce qui réduit mécaniquement les disponibilités en fourrage.
Selon les estimations, cette baisse du PIB correspond à un recul de 8 % de la production agricole française. Un recul conséquent, mais qui reste inférieur aux 15 % enregistrés lors de la canicule de 2003.
Le dérèglement climatique n’est toutefois pas le seul facteur à peser sur la croissance. Les conflits au Proche et au Moyen-Orient ont notamment contribué à la hausse des prix du gaz et au renchérissement des engrais azotés.
Les perturbations du commerce mondial des engrais constituent également un facteur de risque pour l’économie. Près d’un tiers des échanges transite en effet par les zones affectées par les conflits, ce qui accentue les tensions sur les approvisionnements et les prix.