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Carcassonne : un SDF jeté à terre par un policier, enquête pour "violences volontaires"

Une nouvelle vidéo relance la polémique autour de la police à Carcassonne.
Une nouvelle vidéo relance la polémique autour de la police à Carcassonne. Tous droits réservés  AP Photo/Christophe Ena
Tous droits réservés AP Photo/Christophe Ena
Par Alexander Kazakevich
Publié le Mis à jour
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Après la diffusion d'images choquantes tournées lors d'une patrouille nocturne dans cette ville du sud de la France, où des agents tiennent des propos racistes, misogynes et complotistes, de nouvelles révélations viennent alimenter la polémique.

De nouvelles images viennent relancer les interrogations sur les pratiques de certains policiers français. Quelques jours après la diffusion d'enregistrements contenant des propos racistes, misogynes et complotistes tenus par des policiers municipaux, une vidéo montre un agent projetant violemment un homme au sol.

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Une enquête judiciaire a été ouverte dimanche pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", visant cette fois un fonctionnaire de la police nationale à Carcassonne.

Les images, mises en ligne samedi sur le compte X du député de La France insoumise Thomas Portes, montrent plusieurs policiers. L'un d'eux s'approche par-derrière d'un jeune homme vêtu d'un tee-shirt et d'un short, avant de le projeter au sol. Une fois à terre, l'homme se tient la tête entre les bras. Des témoins protestent, tandis qu'une voix masculine répète à plusieurs reprises : "C'est filmé."

"À Carcassonne, la police est hors de contrôle !" a dénoncé l'élu de gauche dans son post.

L'homme retrouvé mort deux semaines plus tard

Les faits remontent au 21 juin dernier, jour de la Fête de la musique. Les policiers intervenaient alors pour des "nuisances sonores".

Dans un communiqué publié lundi, le parquet a précisé que l'homme, un sans-abri âgé de 29 ans, n'était pas la cible de l'intervention. Il n'a pas été interpellé et n'a pas déposé plainte.

Le 3 juillet, il a été retrouvé "en arrêt cardiaque" sur son campement. Une enquête avait alors été ouverte pour déterminer les causes de sa mort. Mais selon les conclusions de l'autopsie réalisée le 9 juillet, "toute lésion traumatique suspecte en faveur de l’intervention d'un tiers" est exclue.

Selon la procureure, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) – la "police des polices" – a également été saisie.

Un policier déjà identifié dans la première affaire apparaît sur les images

Sur ces nouvelles images apparaît également César R., l'un des quatre agents suspendus après la diffusion, le 8 septembre, d'une précédente vidéo par le quotidien Midi Libre, tournée dans la même ville.

Il est témoin de la scène, mais n'intervient à aucun moment lorsque le policier national projette l'homme au sol.

Dans la première vidéo, il serait à l'origine de près de 90 % des propos haineux enregistrés lors de cette patrouille. Il était également bénévole au sein du service d'ordre du Rassemblement national.

Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella a condamné les propos tenus par ces policiers municipaux, parmi lesquels des insultes racistes, un appel à un coup d'État et la reprise d'une théorie complotiste transphobe visant Brigitte Macron.

Dans un communiqué transmis à plusieurs médias, dont Euronews, le RN avait annoncé sa "radiation des effectifs du service d'ordre", ainsi que son "exclusion" du parti.

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