Loader
Suivez-nous
Publicité

Douze pays européens exhortent l'UE à renforcer sa présence dans l'Arctique face aux menaces

Des maisons enneigées sont visibles sur la côte d’un bras de mer de Nuuk, au Groenland, le 7 mars 2025.
Des maisons couvertes de neige sont visibles sur la côte d’un bras de mer de Nuuk, au Groenland, le 7 mars 2025. Tous droits réservés  Copyright 2024 The Associated Press. All rights reserved
Tous droits réservés Copyright 2024 The Associated Press. All rights reserved
Par Nathan Rennolds
Publié le
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google
Partager Close Button

12 pays européens ont appelé l’Union européenne à renforcer sa présence dans l’Arctique. Selon l'OTAN, la Russie et la Chine y intensifient leur activité.

Douze pays européens ont exhorté l'Union européenne (UE) à renforcer sa présence dans l'Arctique, sur fond de menaces émanant de Moscou et du président américain Donald Trump.

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

"Nous appelons l'Union européenne à jouer un rôle plus stratégique et plus proactif dans l'Arctique européen", ont écrit les pays dans une déclaration conjointe publiée à l'issue du Sommet sur l'Arctique européen à Rovaniemi, dans le nord de la Finlande.

Le sommet a réuni notamment le chancelier allemand Friedrich Merz, la Première ministre danoise Mette Frederiksen et le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

S'adressant aux journalistes lundi matin, Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE, a déclaré que le bloc devait rester "vigilant" face à l'intensification de l'activité militaire russe dans l'Arctique, ainsi qu'à l'intérêt croissant de la Chine pour la région.

Elle a ajouté que l'UE dévoilerait en octobre une nouvelle stratégie pour l'Arctique "qui aura la sécurité au cœur". "Il est clair que cela fait partie de l'architecture de sécurité de l'Europe", a affirmé Kallas.

L'Arctique constitue une porte d'entrée importante entre l'Amérique du Nord et l'Europe, offrant des liaisons essentielles de transport, de communication et de commerce. Mais il est devenu ces dernières années un terrain clé de manœuvres stratégiques.

Selon l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), Moscou a "sensiblement" renforcé son activité militaire dans l'Arctique, en créant un nouveau commandement pour l'Arctique, en ouvrant des sites militaires et en testant de "nouveaux systèmes d'armes".

Pékin a également un intérêt particulier pour la région, notamment pour l'accès aux minerais critiques, à l'énergie et à de nouvelles lignes de communication, selon l'OTAN. Le sommet de Rovaniemi intervient après le déplacement en début de mois de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au Groenland, alors que l'UE réaffirmait son soutien à l'île face aux appels répétés de Trump pour que les États-Unis l'acquièrent.

Bruxelles a tenté de contrer Trump en promettant une hausse des investissements au Groenland, Ursula von der Leyen annonçant, lors de sa visite, un partenariat de 200 millions d'euros avec ce territoire autonome danois — une somme qui doit être investie cette année et la suivante.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump répète que les États-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland pour des raisons de "sécurité nationale", arguant que, sinon, la Chine ou la Russie s'emparerait de l'île, ce qui suscite des réactions hostiles en Europe. Les États-Unis auraient compté 17 installations militaires et plus de 10 000 soldats sur l'île au plus fort de la guerre froide. Ils n'y exploitent désormais plus qu'une seule base, la base spatiale de Pituffik — l'installation la plus septentrionale du département américain de la Défense. Pituffik est utilisée pour des missions d'alerte antimissile, de défense antimissile et de surveillance spatiale, selon la Force spatiale américaine (US Space Force).

Sources additionnelles • AFP

Accéder aux raccourcis d'accessibilité
Partager Discussion Suivez Euronews sur Google

À découvrir également

Von der Leyen veut contrer Trump avec 200 millions d'euros pour le Groenland

Douze pays européens exhortent l'UE à renforcer sa présence dans l'Arctique face aux menaces

Violences sexuelles dans le périscolaire : Hidalgo et Grégoire convoqués au Sénat pour s'expliquer