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Journée internationale de la vérification des faits : repérer la désinformation générée par l’IA

Pour repérer les images ou vidéos d’IA, faites vos propres recherches, cherchez des indices et écoutez les experts de la vérification des faits
Repérer les images ou vidéos d'IA: mener ses propres recherches, traquer les indices, écouter les experts du fact-checking Tous droits réservés  Canva
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Par Anna Desmarais & AP
Publié le
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Enquêter soi-même, observer les détails d'une image et s'appuyer sur les vérificateurs de faits aide à repérer une image générée par l'IA.

À l’occasion de la 10e Journée internationale de la vérification des faits, c’est le moment de rappeler comment repérer la désinformation générée par l’IA.

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Ce type de contenu apparaît partout, du conflit entre les États-Unis et l’Iran à la période précédant les élections hongroises, et jusque dans les fils d’actualité individuels.

Une étude récente, publiée dans la revue PNAS Nexus, a demandé à 27 000 personnes issues de 27 pays de l’UE de classer huit titres d’actualité, rédigés par des humains ou générés par l’IA, selon le degré de réalisme perçu.

Près de la moitié des titres générés par l’IA ont été jugés « plutôt » ou « totalement réels », contre 44 % de ceux écrits par des humains. Les personnes interrogées étaient également plus susceptibles de partager et de croire une information générée par l’IA qu’un article rédigé par un humain, dès lors qu’elles savaient qu’il portait sur un événement réel.

Cependant, les répondants ont indiqué qu’ils étaient moins enclins à partager une information, qu’elle soit écrite par un humain ou par une IA, s’ils savaient qu’elle était fausse.

Ces résultats montrent que les gens ne parviennent pas à faire la différence entre du contenu produit par des humains et du contenu généré par l’IA, expliquent les chercheurs.

Voici quelques conseils pour y parvenir.

Repérez les indices visuels

Les premières vidéos d’IA générées en ligne comportaient des signes révélateurs évidents : des humains avec trop de doigts, des voix désynchronisées avec l’audio ou encore des objets déformés.

Ces indices se font aujourd’hui plus rares, car la technologie a évolué, mais il reste utile de les rechercher.

Les internautes peuvent guetter les incohérences, par exemple une voiture présente dans la vidéo à un moment et qui disparaît l’instant d’après.

Selon le Global Investigative Journalism Network (GIJN), certaines images générées par l’IA peuvent aussi paraître excessivement lisses ou présenter un éclat peu naturel.

Le GIJN recommande de se demander, face à une image potentiellement générée par l’IA, si la personne ne semble pas « trop parfaite », notamment au regard du contexte (par exemple, a-t-elle l’air prête pour un magazine alors qu’elle est censée se trouver en zone de conflit ?) L’organisation conseille aussi d’examiner la qualité de la peau pour voir s’il ne manque pas de texture.

Vérifiez par vous-même

Si une image ou une vidéo semble suspecte, il existe des moyens de vérifier son authenticité.

L’un d’eux consiste à effectuer une recherche d’image inversée : l’utilisateur réalise une capture d’écran de la vidéo, la téléverse dans la barre de recherche Google puis clique sur l’icône en forme d’appareil photo.

Une fois l’image téléversée, Google propose des correspondances visuelles pour la même photo, ce qui permet de repérer rapidement la première date de publication.

On peut faire la même chose sur d’autres moteurs de recherche ou avec des outils spécialisés comme TinEye.

Les utilisateurs peuvent également recourir à des solutions techniques pour remonter les filigranes numériques ou les métadonnées d’un contenu et déterminer ainsi si une information est fiable ou non, selon (source en anglais) la Commission européenne.

Par exemple, les images générées avec l’IA Gemini de Google comportent un filigrane numérique invisible appelé SynthID, que l’application peut détecter.

Fiez-vous aux experts

Les internautes peuvent aussi vérifier si des médias, des déclarations de responsables publics ou un message publié sur les réseaux sociaux par un spécialiste de la désinformation ont déjà démenti l’image ou la vidéo qui circule.

Il existe en Europe des organisations de vérification des faits, comme le European Fact-Checking Standards Network (EFCSN), l’European Digital Media Observatory (EDMO) et EUvsDisinfo, gérée par le Service européen pour l’action extérieure (SEAE), qui publient des tendances, des recherches et des démentis sur les différentes formes de désinformation générée par l’IA.

Ces sources disposent parfois de techniques plus avancées pour identifier les contenus générés par l’IA ou d’informations sur une image auxquelles le grand public n’a pas accès.

Les utilisateurs peuvent également vérifier si l’information qu’ils consultent figure dans la Database of Known Fakes, une base de données (source en anglais) de vérifications réalisées par des journalistes, des chercheurs et des professionnels du fact-checking.

Exploitez les outils technologiques

Il existe quelques outils de détection de l’IA, mais leur fiabilité pour repérer les contenus générés par l’IA fait débat.

Parmi ces outils figurent Winston AI, un outil qui repère les images générées par l’IA ; TruthScan, qui propose une première évaluation du caractère artificiel ou non d’une image ; et Originality AI, qui détecte si un texte a été généré par l’IA.

D’autres outils de création basés sur l’IA ajoutent des filigranes visibles au contenu qu’ils génèrent.

Ces marques sont toutefois souvent faciles à supprimer ou à recadrer, de sorte que l’absence de filigrane ne prouve pas qu’une image est authentique.

Ralentissez

Arrêtez-vous, respirez et évitez de partager immédiatement un contenu dont vous n’êtes pas certain qu’il soit réel.

Les acteurs malveillants comptent souvent sur le fait que les émotions et les opinions préexistantes des gens orientent leur réaction face à un contenu.

Lire les commentaires peut donner des indices sur le caractère réel ou non d’une image, car d’autres internautes ont peut-être remarqué un élément laissant penser qu’elle a été générée par l’IA.

Il n’est pas toujours possible de déterminer si une image a été générée par l’IA, il faut donc rester conscient de la possibilité qu’elle ne soit pas réelle.

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