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Une étude espagnole révèle quel aspect de l’orgasme féminin pèse le plus sur la santé sexuelle

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Image d’archives Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Jesús Maturana
Publié le
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Orgasme féminin : une étude espagnole relie l'intensité émotionnelle au fonctionnement sexuel global

L'étude, publiée dans « Sexuality & Culture », a porté sur 518 femmes espagnoles âgées de 18 à 62 ans, toutes sans diagnostic de dysfonction sexuelle et ayant déjà connu l'orgasme au cours de relations avec une autre personne.

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Les deux tiers étaient en couple stable, les autres avaient des relations sans lien fixe. Les participantes ont rempli l'Inventaire de la fonction sexuelle féminine (source en espagnol), un outil de référence dans ce domaine, ainsi que l'Échelle d'évaluation de l'orgasme, qui mesure quatre dimensions de l'expérience : affectivité, sensations physiques, intimité et récompense.

L'objectif n'était pas d'étudier ce qui ne fonctionne pas, mais de comprendre ce qui fonctionne. La plupart de la littérature sur l'orgasme féminin se concentre sur les pathologies ou les dysfonctions. Cette étude part du point de vue inverse : des femmes en bonne santé à qui l'on demande ce qu'elles vivent lorsque tout se passe bien.

Le poids de l'émotion

Les résultats désignent assez clairement la dimension affective comme la variable la plus influente. Dans le modèle de régression linéaire construit par les auteurs, l'affectivité, c'est-à-dire la charge émotionnelle que la femme attribue à l'orgasme, a été le seul facteur prédictif de l'orgasme statistiquement significatif pour la fonction sexuelle globale. L'autre facteur pertinent était le fait d'avoir un partenaire stable.

Les corrélations entre les différentes dimensions de l'orgasme et les domaines de la fonction sexuelle étaient, pour la plupart, positives et significatives. La dimension sensorielle et celle de la récompense étaient associées à presque tous les domaines, à l'exception de celui de la douleur. L'intimité, en revanche, n'avait pas de lien statistique avec le désir sexuel, même si elle était liée aux autres domaines.

Relation stable : présente, mais pas déterminante

Les femmes en couple stable obtenaient des scores plus élevés en affectivité, intimité, récompense et fonction sexuelle globale. Des travaux antérieurs allaient dans ce sens : la durée des relations est associée à un meilleur fonctionnement sexuel, et la satisfaction conjugale influe sur les orgasmes.

Cependant, lorsque les chercheurs ont approfondi l'analyse, ils ont constaté que l'effet des dimensions de l'orgasme sur la fonction sexuelle ne dépendait pas du fait que la femme ait ou non un partenaire stable. Autrement dit : l'affectivité compte quel que soit le contexte relationnel. L'étude souligne toutefois que ce résultat doit être interprété avec prudence.

Ce que cela implique pour la thérapie et l'éducation sexuelle

Les auteurs concluent que toute intervention visant à améliorer la fonction sexuelle féminine devrait intégrer un travail sur la dimension émotionnelle de la sexualité, et ne pas se limiter aux aspects physiques. Cela inclut la communication au sein du couple, le lien affectif pendant les relations et l'accès à une éducation sexuelle qui ne réduise pas le plaisir à une simple mécanique.

L'étude (PDF (source en espagnol)) plaide aussi pour une approche plus positive de la recherche : les femmes en bonne santé, sans diagnostic clinique, sont restées historiquement en dehors du champ. Les étudier non seulement comme référence de la normalité, mais comme sujets d'intérêt à part entière, ouvre des questions auxquelles la littérature n'a pas encore répondu avec suffisamment de précision.

Parmi les limites que reconnaissent les auteurs eux-mêmes figurent la surreprésentation de jeunes femmes ayant fait des études universitaires, le recours à un questionnaire en ligne et l'impossibilité d'établir des relations causales à partir de données transversales.

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