Après la trêve entre Washington et Téhéran, Sébastien Lecornu veut une répercussion rapide de la baisse du pétrole sur les prix en France.
L’annonce d’un cessez-le-feu de 15 jours entre les États-Unis et l’Iran, accompagnée de la réouverture du détroit d’Ormuz, fait espérer une baisse des prix des carburants en France.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé ce mercredi que les prix des carburants devaient désormais reculer.
Sur le réseau social X, le chef du gouvernement a insisté : "Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés", assurant que "le gouvernement y veillera".
Le locataire de Matignon a également annoncé la tenue prochaine d’une réunion à Bercy avec l’ensemble des acteurs du secteur, sans en préciser la date.
Mais les prix affichés dans les stations-service restent toutefois élevés. D’après un calcul de l’AFP, le gazole, carburant le plus utilisé en France, se vend en moyenne à 2,38 euros le litre ce mercredi. Cela représente 65 centimes de plus que le 27 février, soit la veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran.
À la station la plus proche du siège lyonnais d’Euronews, le gazole est vendu 2,49 euros le litre.
Le SP95-E10, essence la plus consommée dans le pays, atteint pour sa part 2,02 euros le litre en moyenne en France, soit une hausse de 30 centimes par rapport au 27 février.
Les professionnels du secteur jugent toutefois possible une baisse des prix dans les prochains jours.
Interrogé mercredi sur Franceinfo, le président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Olivier Gantois, a indiqué qu'il anticipe une diminution de "5 à 10 centimes [par litre] dans les prochains jours".
"Si jamais ce prix se maintient aux alentours de 93-95 dollars le baril, vous allez voir les prix à la pompe en France baisser dans les jours qui viennent", a-t-il affirmé, en soulignant que la répercussion "sera très rapide".
Cette évolution intervient après l’annonce, dans la nuit de mardi à mercredi, d’un cessez-le-feu de deux semaines par le président américain Donald Trump, une heure avant l’expiration de son ultimatum.
L’accord prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial. En temps normal, environ 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux y transitent.
Le président américain avait auparavant menacé de détruire l’Iran, avant que Téhéran n’accepte une réouverture temporaire du détroit.
En France, Emmanuel Macron a salué l’annonce de la trêve ce mercredi matin, tout en appelant à son respect intégral "dans les jours et semaines à venir".
Il a également demandé qu’elle inclue le Liban, alors qu’Israël poursuit les bombardements sur le sud du pays.