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Prix des carburants : opération escargot sur le périphérique parisien

Un embouteillage sur le périphérique parisien, le dimanche 18 octobre 2020.
Un embouteillage sur le périphérique parisien, le dimanche 18 octobre 2020. Tous droits réservés  AP Photo/Michel Euler
Tous droits réservés AP Photo/Michel Euler
Par Nathan Joubioux
Publié le Mis à jour
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Face à la hausse des prix des carburants, le syndicat OTRE Île-de-France a annoncé que quelque 110 cars et 70 camions participent, ce lundi, à une opération escargot sur le périphérique parisien.

Une opération escargot réunissant quelque 110 cars et 70 camions a débuté sur le périphérique parisien, ce lundi 30 mars. Cette opération, qui s'est élancée porte de Vincennes et est coordonnée par le syndicat OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens) Île-de-France, a pour objectif de protester contre la hausse des prix des carburants et demander une aide plus importante à l'État.

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Plus tard dans la journée, le secrétaire général du syndicat, Bruce Aiglehoux, devrait rencontrer le préfet de la région pour porter ses revendications.

D'autres mobilisations sont déjà prévues cette semaine, notamment dans les Pays de la Loire, en Provence-Alpes-Côtes d'Azur, en Occitanie ou en Nouvelle-Aquitaine.

Une aide pas suffisante

L’aide "exceptionnelle" de 50 millions d'euros annoncés vendredi par le gouvernement et prévue en avril permettra aux entreprises en difficulté de recevoir une aide de 20 centimes d'euros par litre de carburant. Un plan jugé insuffisant par le secteur, qui avait réclamé une enveloppe de 400 millions d’euros, rappelant celle accordée après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Sarah Bahezre, trésorière de la Fédération des autocaristes indépendants estime que "l'aide de 20 centimes proposée par le gouvernement n'est pas suffisante, puisque nous avons fait nos tarifs avec au moins 50 centimes du prix du gasoil en moins. Donc avec 20 centimes, on ne s'en sort pas", a-t-elle assuré.

L'avis est le même du côté du syndicat. "L'enveloppe [...] ne paraît pas à la hauteur de la gravité de la situation, des difficultés rencontrées par les professionnels concernés, ni des mesures qui avaient été prises en 2022", assure-t-il, dans un communiqué. "Si l’exécutif devait maintenir sa position en l’état, les conséquences pourraient être dramatiques. Le coût social et économique résultant des licenciements et des faillites risquerait, en effet, d’être bien supérieur au montant annoncé aujourd’hui", est-il également écrit.

"Ce qu'on réclame, c'est deux aides. Une aide à la pompe, pour le futur, pour aider [face à] la hausse du carburant, et une aide forfaitaire par véhicule, que ce soit des cars ou des camions, dès 1.500 euros pour des véhicules lourds, pour pouvoir absorber une partie de ce qui a été dépensé en mars sur le carburant", a assuré Bruce Aiglehoux.

Si l'OTRE salue "une première étape", il assure qu'elle "ne saurait constituer, à elle seule, une réponse suffisante à la crise que traversent actuellement les professionnels du secteur".

Enfin, le syndicat appelle le gouvernement à "prendre ses responsabilités". En attendant, "la mobilisation des transporteurs sur l'ensemble du territoire ne peut qu'être maintenue", conclu-t-il.

Des aides ciblées

Interrogé, le ministre des Transports Philippe Tabarot a assuré, ce lundi, que les aides seront "peut-être reconductibles si la situation perdure, en mai et en juin". Cependant, il a refusé le parallèle avec l’aide fournie en 2022, assurant que la situation budgétaire de la France "n’est pas la même".

Sur LCI, ce dimanche, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'Énergie, reconnaît que les premières aides prises par le gouvernement sont "ciblées vers ceux qui ont le plus de difficultés". "Et on assume de cibler ces aides", a-t-elle assuré, précisant que l'exécutif adaptera "les réponses en fonction d'une situation qui évolue".

Sur RTL, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a admis qu'un "certain nombre d'actions sont tolérées". Cependant, "on ne peut pas tolérer les blocages qui mettent à mal, d'abord notre économie, et surtout la liberté d'aller et venir de nos concitoyens", a-t-il jugé.

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