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Un navire touché par le hantavirus approche de Tenerife, les habitants inquiets

Des agents de la Garde civile espagnole inspectent la zone où doivent arriver les passagers du navire de croisière MV Hondius au port de Granadilla, à Tenerife, aux Canaries.
Des agents de la Garde civile espagnole inspectent la zone où doivent arriver les passagers du navire de croisière MV Hondius au port de Granadilla, à Ténérife. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Sertac Aktan
Publié le Mis à jour
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Gouvernement espagnol : feu vert au débarquement des passagers du MV Hondius à Granadilla ce week-end, les dockers de Santa Cruz protestent.

Le gouvernement espagnol s'est entendu avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour que les passagers du navire de croisière MV Hondius, touché par une flambée de hantavirus, soient autorisés à débarquer ce week-end au port de Granadilla (Granadilla de Abona), dans le sud-est de Tenerife.

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Cette décision a provoqué la colère de plusieurs dockers de Tenerife, qui se sont rassemblés devant le siège du Parlement des îles Canaries, à Santa Cruz, pour exprimer leurs craintes que cette arrivée imminente fasse peser un risque sanitaire sur eux. Selon les médias, ils ont sifflé, fait retentir des vuvuzelas et brandi des banderoles.

Le navire arrive du Cap-Vert, où trois personnes ont été évacuées en raison de leur état de santé.

Les autorités espagnoles se préparent à accueillir plus de 140 passagers et membres d’équipage à bord de ce navire de croisière touché par le hantavirus, où les services de santé ont indiqué qu’ils procéderaient à des évacuations très encadrées.

La ministre espagnole de la Santé a qualifié l'opération « inédite », car l'évacuation du navire doit être achevée dans les 24 heures suivant son arrivée à Tenerife dimanche, faute de quoi elle pourrait être retardée de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines, en raison des mauvaises conditions météorologiques, ont averti vendredi les autorités des Canaries.

Le même jour, Alfonso Cabello, porte-parole du gouvernement régional, a indiqué à la presse que la seule fenêtre de tir se situait autour de midi dimanche et qu’elle se refermerait avec le changement des conditions météo prévu lundi.

Parallèlement, les États-Unis ont accepté d'envoyer un avion pour rapatrier quelque 17 ressortissants américains encore à bord du navire.

Ces passagers seront placés en quarantaine au sein de la National Quarantine Unit du University of Nebraska Medical Center et de Nebraska Medicine, a indiqué l’hôpital vendredi. Aucun ne présente de symptômes.

Les médecins détermineront la durée de la quarantaine après avoir évalué l’état de santé des passagers.

Cette unité spécialisée de bioconfinement et de quarantaine, située à Omaha, a déjà été utilisée pour traiter des patients atteints d’Ebola et certains des tout premiers malades du COVID-19.

Nebraska Medicine fait partie de la poignée d’hôpitaux américains dotés d’unités spécialisées dans la prise en charge de maladies infectieuses hautement dangereuses.

Ce qui s'est passé jusqu'ici

Trois personnes, un couple néerlandais et un ressortissant allemand, ont déjà perdu la vie lors de cette flambée épidémique à bord du navire. Quatre autres cas d’infection ont été confirmés : deux Britanniques, un Néerlandais et un Suisse. Ils sont pris en charge dans des hôpitaux aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et en Suisse.

Vendredi, les autorités britanniques et espagnoles ont indiqué qu’elles enquêtaient sur deux nouveaux cas possibles. Le premier concerne un ressortissant britannique résidant sur l’île de Tristan da Cunha, dans l’Atlantique Sud, où le navire de croisière a fait escale le 15 avril. Le second est une femme qui se trouvait dans le même avion qu’un patient néerlandais décédé à Johannesburg après avoir voyagé à bord du MV Hondius et contracté le virus. Elle est désormais hospitalisée dans la région d’Alicante, dans l’est de l’Espagne.

« Au 8 mai, un total de huit cas, dont trois décès (taux de létalité de 38 %), ont été signalés. Six cas ont été confirmés en laboratoire comme des infections à hantavirus, toutes identifiées comme des infections par le virus Andes (ANDV) », a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué.

« L’OMS évalue le risque que représente cet événement pour la population mondiale comme faible et continuera de suivre la situation épidémiologique et de mettre à jour son évaluation des risques. »

« Le risque pour les passagers et l’équipage du navire est considéré comme modéré », ajoutait le communiqué.

À l’échelle mondiale, on estime qu’entre 150 000 et 200 000 cas d’infection par le hantavirus surviennent chaque année. Bien qu’il ait été identifié il y a plusieurs décennies, ce virus est de plus en plus classé parmi les menaces virales émergentes en raison de la survenue irrégulière de foyers épidémiques et des taux de mortalité élevés associés à certains de ses variants.

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