Dans un rapport publié en avril, l'ONG dénonce "l'absence de réaction" du Parlement européen face aux polémiques visant l'élue LFI, accusée d'apologie du terrorisme. Olivier Costa, directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, y voit un "procès d'intention".
Fin avril, l'ONG European Watch (EU Watch) a publié un rapport intitulé “L'eurodéputée française Rima Hassan : pourquoi le Parlement européen ne réagit pas”.
Le document recense 21 déclarations et actions publiques de l'eurodéputée française LFI, ainsi que sept procédures judiciaires la concernant présentées comme relevant du champ "pénal". Une démarche qui vise à examiner les éléments susceptibles de relever de "la légitimation de la violence armée", de "la relativisation d’actes terroristes" ou encore "d’une radicalisation du discours".
L'auteur entend ainsi démontrer “la disproportion entre la gravité” des agissements de Rima Hassan et le "silence" du Parlement européen_,_ présenté comme une "anomalie."
Parmi les éléments documentés, EU Watch mentionne la présence de l'élue, en août 2024, à une manifestation pro-Hamas en Jordanie en hommage à Ismaïl Haniyeh, ex-chef politique du groupe islamiste, tué par Israël.
L'ONG relève également, entre autres, son refus public de qualifier les attaques du 7-Octobre de "terroristes". Les attentats perpétrés par le Hamas au sud d'Israël ont fait près de 1 200 morts et entraîné la prise d'otages d'environ 250 Israéliens.
Le rapport établit encore un parallèle entre les polémiques visant Rima Hassan et l'affaire Grzegorz Braun, eurodéputé polonais du parti royaliste et négationniste La Confédération de la couronne polonaise (KKP),accusé de propos et d'actes antisémites. L'objectif est de mettre en évidence ce qu'il considère comme "une différence de traitement" entre les deux cas au sein du Parlement européen.
"Le sujet n'est pas Rima Hassan mais le silence du Parlement européen"
Fondée en 2021 et basée à Bruxelles, EU Watch se présente comme une ONG européenne “qui documente les écarts éventuels entre les valeurs fondatrices de l’Union, les obligations attachées au mandat parlementaire et les réponses effectivement apportées par les institutions.”
L’organisation est financée par la Philigence Foundation, une fondation genevoise qui permet à des donateurs de financer des actions philanthropiques.
Si le rapport d’EU Watch se veut apolitique, Samuel Madar, auteur du document et directeur exécutif de l’ONG revendique, à titre personnel, un militantisme pro-israélien à travers L’édito de Madar, une série de capsules vidéo diffusées sur les réseaux sociaux.
"Depuis le 7-Octobre, la France n’a plus seulement un problème diplomatique. Elle a un problème de narratif sous influence. Trois mots : "génocide", "famine", "colonialisme" ont envahi nos rues, nos médias, nos réseaux. À force d’être répétés, ils ne sont plus des slogans militants. Ils sont devenus… la politique étrangère de la France", affirme-t-il dans l'une des vidéos.
Cet influenceur qui compte plus de 40 000 abonnés est également ambassadeur français du Keren Hayessod - un organe de collecte de fonds pour Israël.
Le 27 mai 2025, il est notamment intervenu lors du gala du lobby israélien DDF (Diaspora Defense Forces), un événement auquel ont participé plusieurs figures de la sphère Bolloré et dont le parrain était Olivier Rafowicz, porte-parole francophone de l’armée israélienne.
Au cours de cette soirée visant à promouvoir la “rééducation” des jeunes à l’histoire du Moyen-Orient “face à la propagande antisioniste et antijuive”, les participants ont été invités à tester un “quiz ludo-éducatif” invitant notamment à calculer le nombre de morts civils tués à Gaza : "Depuis le début de la guerre, si 55 000 personnes sont mortes à Gaza, dont 55 % de civils, ça fait combien de Gazaouis qui sont morts ? 10,5 %, 24,6 %, 1,3 % ou 5,5 % ? Quel est le bon chiffre ?", ont-ils été interrogés.
Dans son rapport, Samuel Madar se défend de toute volonté d’établir une “culpabilité” ou de “juger une personne’". "Le sujet, ça n'est pas Rima Hassan, le sujet c’est le silence du Parlement européen", assure-t-il.
Sur le compte Instagram de L'Édito de Madar, il est toutefois à noter que sur 302 publications, 51 d’entre elles visent La France Insoumise, dont au moins 20 l'eurodéputée elle-même, exception faite des 7 publications qui mentionnent le rapport.
Interrogé par Euronews, Samuel Madar, assume sa double casquette**:** "EU Watch est une démarche d’analyse institutionnelle. L’Édito de Madar permet de rendre des sujets lisibles à un public beaucoup plus large : c’est un format éditorial assumé qui analyse la politique, généralement sur le Proche-Orient. Tant que cette distinction est claire, il n’y a pas de contradiction. Les deux sont complémentaires", assure-t-il.
Restitution partielle des faits
Si EU Watch revendique une "méthodologie juridique rigoureuse", celle-ci peut être interrogée au regard de la mise en perspective de la séquence dite "ORPI”, présentée comme "point de bascule" du dossier Rima Hassan.
Il s'agit d'une vidéo publiée par Rima Hassan sur Instagram en juin 2025. EU Watch n'en précise pas le contenu mais affirme que la vidéo expose "des employés d’une agence immobilière du réseau ORPI à une audience de plus de 15 millions de vues, lui conférant une portée exceptionnelle".
Le rapport ajoute que "dans les jours et heures" suivant la publication de la vidéo, deux agences ORPI ont été visées par des incidents criminels.
Qu'a filmé Rima Hassan dans cette vidéo? EU Watch ne le précise pas. La séquence en question présente un homme et une femme à l'extérieur d'une agence immobilière ORPI, dans une rue du Xe arrondissement de Paris, en pleine journée. L'homme s'adresse à Rima Hassan : “Am Israel hai" ("Le peuple d’Israël est vivant" en hébreu). On va te la brûler ta Palestine”. La femme reprend également : "Am Israel hai".
Rima Hassan réagit : "Super, on n'est pas en Israël, ici". L'homme rétorque : "500 bateaux... Députée européenne de quoi ? T'as payé quoi, toi ?", faisant possiblement référence aux navires de la flottille Global Sumud, une ONG humanitaire ayant tenté à plusieurs reprises de briser le blocus israélien de Gaza - l'élue ayant participé à l'un de ces convois - et systématiquement intercepté par les autorités israéliennes.
Une omission volontaire dans la restitution des faits ? Samuel Madar s’en défend : “Ce n'était pas un calcul de ma part. Ça ne me semble pas être la partie la plus importante du rapport. Tous les journaux en ont parlé”.
Responsabilités politique, disciplinaire et pénale : "ne pas tout mélanger"
Selon le rapport, “pris isolément”, les actes de Rima Hassan “pourraient être discutés, nuancés ou contestés." L'accumulation d'éléments polémiques dessinerait toutefois "une cohérence qui transforme une série d’incidents ou de controverses en question institutionnelle."
Olivier Costa, directeur de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po),spécialiste de l'Union européenne, préconise lui, précisément, de “ne pas tout mélanger” , mais plutôt de considérer les comportements des élus parlementaires à travers un cadre juridique, en tenant compte des responsabilités politique, disciplinaire ou pénale qui leur incombent.
S’agissant de la responsabilité politique d'abord, Olivier Costa, rappelle que les eurodéputés sont “tenus de ne pas porter atteinte à la réputation du Parlement. "
Pour EU Watch**,** la participation de Rima Hassan au Forum Maghreb-Machrek à Tunis qui a notamment réuni des représentants du Hamas, constitue précisément un "fait public incompatible avec le cadre de prudence attendu d’une élue européenne".
"Le Hamas est reconnu par l’UE comme une organisation terroriste. Que l’une de ces élues refuse de le faire et aille jusqu’a dire que le Hamas mène une action légitime du point de vue international, en termes d’image du Parlement européen et même en terme du respect du code de conduite du Parlement, ça peut soulever un certain problème", pointe Samuel Madar.
UE Watch rappelle encore la présence de Rima Hassan à une manifestation pro-Hamas en Jordanie en hommage à Ismaïl Haniyeh. Celle-ci avait suscité l’indignation de 51 eurodéputés français Renew qui avaient adressé une lettre d’alerte à la présidente du Parlement Roberta Metsola pour demander des sanctions. L’euro-députée de droite nationaliste belge Assita Kanko, avait également demandé l'ouverture d'une enquête parlementaire. Des mesures restées "sans réponse" selon l'ONG.
"Je n’ai aucun problème avec le fait que les députés ne soient pas d’accord les uns avec les autres sur tous les débats, y compris avec la ligne de von der Leyen. Ça s’appelle la démocratie. En revanche, il y a une différence entre se positionner pour ou contre le Mercosur et condamner ou pas les attaques du 7-Octobre" , note Samuel Madar auprès d'Euronews.
"Où commencent la faute ou la poursuite pour délit d’opinion ?"
Olivier Costa reconnaît que Rima Hassan "flirte avec les limites", mais s'interroge : "Où commencent la faute ou les poursuites pour délit d’opinion ? Même si Rima Hassan dépasse un peu les bornes dans sa manière de s’exprimer, ça reste très compliqué pour le Parlement européen" d'agir, selon lui.
Le politologue relève toutefois un cas de figure qui pourrait bien constituer une atteinte à l’image des institutions européennes. En février 2024, alors que Rima Hassan comptait se rendre en Israël puis en Cisjordanie, l'élue s'est vu refuser l'entrée sur le territoire par le ministère de l’Intérieur israélien, à son arrivée à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Les autorités israéliennes ont justifié cette décision en expliquant qu'elle avait œuvré "de manière régulière pour promouvoir le boycott contre Israël".
De plus, en mars 2026, Rima Hassan s'est vu interdire l'entrée sur le territoire canadien, où elle devait participer à plusieurs conférences.
"Pour le simple fait que Rima Hassan soit persona non grata au Canada et en Israël", et compte tenu des relations diplomatiques étroites qu'entretient l'UE avec ces deux pays, il serait possible de considérer que l'élue "entache la réputation du Parlement", avance Olivier Costa.
Le politologue nuance toutefois : dès lors qu’un député ne commet pas d’outrage évident ou ne prononce pas d’insultes, celui-ci est libre de ses actions et de ses opinions. "De plus, Madame Hassan a été choisie et élue pour ses engagements propalestiniens. Que la Présidente aille ensuite les lui reprocher serait très compliqué", pointe-t-il.
De son côté, le Parlement européen, contacté par Euronews, rappelle que l’immunité parlementaire des députés, “garantit l’indépendance et l’intégrité du Parlement dans son ensemble", c'est-à-dire que “les députés au Parlement européen ne peuvent faire l’objet d’enquêtes, être détenus ni être poursuivis en justice en raison des opinions ou votes qu’ils émettent en leur qualité de député au Parlement européen.”
Dans l'histoire du Parlement européen, les députés ont à plusieurs reprises défendu "leur autonomie parlementaire", rappelle Olivier Costa.
Dans le dossier dit du "Qatargate", "les membres du parti conservateur PPE, convaincus de sa culpabilité, avaient toutefois considéré qu'un député est élu pour dire et penser ce qu'il veut et s'étaient montrés hostiles à la sanction de la députée", souligne l'expert.
"Le PPE, parti de Roberta Metsola, a une conception du mandat de parlementaire qui donne beaucoup d'autonomie aux députés", poursuit Olivier Costa. "De même, aussi paradoxal que cela puisse sembler, les Verts ont aussi défendu la liberté d'opinion de députés d'extrême droite", ajoute-t-il.
Interprétation restrictive du code de conduite du Parlement
Si les députés européens exercent leur mandat en toute indépendance, ceux-ci sont toutefois soumis à un code de conduite, qui est censé encadre leurs comportements au sein même du Parlement européen. “Tout manquement à ce code, notamment en cas de comportement inapproprié, peut donner lieu à sanction s’il est commis dans l’exercice des fonctions parlementaires, c’est-à-dire (...) en commission, en séance plénière, ou dans toute autre activité officielle du Parlement)", rappelle l'institution.
S’agissant de Rima Hassan, seule une entrave à sa responsabilité disciplinaire a été relevée par le Parlement européen : en mars 2020, l’élue a été reconnue coupable de l'enregistrement d’une vidéo de l’un de ses collègues à son insu, un acte pour lequel elle a été sanctionnée par un blâme.
Par ailleurs, le code de conduite du Parlement européen repose sur une interprétation relativement restrictive.
En mars 2017, en pleine session sur les inégalités salariales entre hommes et femmes au Parlement européen, l'eurodéputé polonais d'extrême droite Janusz Korwin-Mikke s'était fendu de propos sexistes : "Bien entendu, les femmes doivent gagner moins que les hommes, parce qu’elles sont plus faibles, elles sont plus petites et elles sont moins intelligentes".
L'élu avait alors été sanctionné par le Parlement, toutefois cette sanction avait ensuite été annulée par le Tribunal de l’Union européenne. La juridiction avait estimé que, malgré le caractère "particulièrement choquant et offensant" des propos tenus, ceux-ci n'avaient pas été accompagnés de troubles à l'ordre des débats.
"S’il y a une défaillance pénale, elle se situe du côté des autorités françaises"
Lorsque les 51 eurodéputés macronistes de Renew avaient adressé une lettre d’alerte à la présidente du Parlement Roberta Metsola pour que Rima Hassan soit sanctionnée, ceux-ci ont notamment demandé la levée de son immunité parlementaire.
Une démarche que ne pouvait toutefois juridiquement pas aboutir, car elle ne relevait pas de leurs compétences. L'immunité parlementaire qui protège les eurodéputés ne peut être levée que par une autorité nationale, rappelle le Parlement européen à Euronews.
En parallèle, les eurodéputés Renew avaient saisi le procureur de la République, pour les mêmes motifs. Cette fois-ci, "le procureur n’avait pas donné suite à cette demande", rappelle Olivier Costa.
Plus tard, en avril 2026, Rima Hassan a été placée en garde à vue pour "apologie du terrorisme en ligne"en raison d’une publication sur X (effacée depuis) faisant référence à Kozo Okamoto, l’un des trois membres du commando de l'Armée rouge japonaise responsables de l'attentat commis à l’aéroport de Tel-Aviv en 1972.
"Kōzō Okamoto : J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir", a écrit l'eurodéputée en mars 2026.
Ressortie libre de son audition, Rima Hassan est convoquée devant le tribunal correctionnel en juillet prochain. À ce jour, l'élue n'a fait l'objet d'aucune demande émanant d'autorités françaises visant à lever son immunité parlementaire.
“S’il y a une défaillance pénale, elle se situe du côté des autorités françaises. Il reste toutefois compliqué de poursuivre un élu pour des actions liés à ses activités politiques, notamment sur un sujet au cœur de ses activités”, relève Olivier Costa.
"En la matière, le Parlement européen est généralement assez conservateur", poursuit-il, "sa préoccupation principale est d’éviter toute poursuite pour délit d’opinion afin de garantir la protection des députés face au risque de persécutions politiques dans leur pays."
Par ailleurs, l’immunité parlementaire de Rima Hassan ne l'a pas protégée d’un placement en garde à vue, au titre “du cas de flagrant délit" invoquée par le parquet, une exception prévue par les règles relatives à l’immunité parlementaire.
Selon Olivier Costa, la qualification de flagrance retenue pour justifier la garde à vue ne tenait pas : "Il n’y avait aucun intérêt technique à placer Rima Hassan en garde à vue, puisqu’on l’a fait bien après son tweet".
Le politologue estime par ailleurs que les autorités françaises n'ont pas eu besoin de demander la levée de l'immunité parlementaire de Rima Hassan, "l'apologie du terrorisme étant une infraction pénale."
"Sanctionner Rima Hassan serait lui donner une publicité"
Enfin, EU Watch compare le cas du député d'extrême droite Grzegorz Braun et celui de Rima Hassan pour dénoncer “une différence de traitement” des deux dossiers par l'Union européenne.
En janvier 2025, l’élu polonais d’extrême droite, plusieurs fois accusé d’actes antisémites, a troublé la commémoration de la libération d’Auschwitz au sein de l’hémicycle européen en lançant “un appel à prier pour les victimes du génocide juif à Gaza”, ajoutant que “toutes les victimes sont égales, mais que certaines plus égales”, précise le procès-verbal relatif à cette affaire, publié sur le site du Parlement européen.
Cet incident, ayant perturbé les travaux parlementaires, avait conduit l’institution à sanctionnerGrzegorz Braun pour ces propos en suspendant ses activités parlementaires et ses indemnités de séjour pendant 30 jours.
Plus tard, en juillet 2025, durant la commémoration du 84e anniversaire du pogrom de Jedwabne, en Pologne, l'eurodéputé aurait "entravé la circulation routière alors qu’il se tenait aux côtés d’un groupe de personnes au milieu d’une voie publique."
Cette infraction, extérieure au Parlement, avait entraîné la levée de l'immunité parlementaire de l'élu, après que les autorités polonaises en avaient fait la demande.
Si EU Watch estime que l'institution a ici “démontré sa capacité à agir”, il en déduit l’existence d’une "asymétrie de traitement" avec le cas de Rima Hassan.
"Je ne compare pas les situations, je compare la capacité du Parlement a réagir. Quand il y a une volonté politique, les outils sont utilisés", affirme Samuel Madar.
Il poursuit : '"L’absence de réaction du Parlement devient une question en soi : est-ce que tout ce qui est documenté n’est pas suffisant pour être digne d’une réaction? Si le Parlement étudie les agissements de Rima Hassan , pourquoi est-ce qu’il n’a pas dit l’avoir fait ? Le silence laisse interprétation à tout et n’importe quoi."
"La comparaison ne tient pas", estime de son côté Olivier Costa. "On ne peut pas dire que Rima Hassan bénéficie d’un traitement privilégié".
L'expert met en garde contre ce qu’il qualifie de "procès d’intention" à l’égard de la présidente du Parlement : "Que sait-on de ce qui se passe dans son cabinet ? Soit ils prennent une décision et on est courant, soit ils n’en prennent pas et on n’en sait rien."
Le politologue estime par ailleurs qu'il serait infondé de prêter "une sympathie" de Roberta Metsolapour Rima Hassan_,_ très éloignées politiquement. "Sanctionner Rima Hassan serait de plus lui donner une publicité", avance-t-il.
Enfin, Olivier Costa rappelle que toute décision de sanction s’inscrit dans un contexte institutionnel et politique complexe. Selon lui, une telle initiative pourrait exposer la présidence à des tensions internes, et conduire à la formation d’une coalition capable de contester ou d’invalider la mesure au sein du bureau du Parlement. À ce titre, le politologue estime que Roberta Metsola privilégie la retenue : "La Présidente est prudente en la matière, parce qu'elle pourrait se faire désavouer."