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165 000 nomades numériques ont quitté le Royaume-Uni : vers quels pays partent-ils ?

Une rangée de maisons colorées à Gérone, en Espagne
Alignement de maisons colorées à Gérone, en Espagne Tous droits réservés  Jose Rodriguez Ortega/Pexels
Tous droits réservés Jose Rodriguez Ortega/Pexels
Par Indrabati Lahiri
Publié le
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Ces pays européens attirent de plus en plus de nomades numériques britanniques grâce à leur climat agréable, leurs infrastructures performantes de télétravail et un coût de la vie relativement bas.

Sur fond de crise du coût de la vie au Royaume-Uni, de plus en plus de télétravailleurs envisagent d’adopter un mode de vie de nomade numérique à l’étranger.

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Cela leur permet de découvrir le monde à un rythme bien plus tranquille, tout en profitant de coûts de la vie plus bas et, dans de nombreux cas, de meilleures connexions Internet et infrastructures de travail.

Selon un rapport du site de création de CV LiveCareer UK (source en anglais), quelque 165 000 professionnels britanniques auraient déménagé à l’étranger pour travailler à distance, souvent à la recherche d’un meilleur climat et d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

La montée du phénomène des « slomads » – ces nomades numériques qui privilégient des séjours plus longs et un rythme de vie plus lent – pousse les télétravailleurs britanniques vers des pays qui proposent des politiques de visa structurées, des incitations fiscales et des communautés déjà constituées.

Mais où s’installent-ils ? Tour d’horizon.

Espagne : culture des tapas, soleil et Internet très haut débit

En 2025, l’Espagne a été la destination de nomadisme numérique la plus prisée des citoyens britanniques. Elle le doit surtout à la qualité de son Internet très haut débit, l’un des plus rapides au monde, et à un visa spécifique pour nomades numériques.

Ce visa, qui peut souvent être demandé une fois sur place, permet aux télétravailleurs de vivre et travailler légalement en Espagne. Dans de nombreux cas, ils peuvent également faire venir leur famille et bénéficier d’un régime fiscal allégé pour les non-résidents. Le visa de nomade numérique impose un revenu minimum de 2 700 € par mois.

L’Espagne offre aussi plus de 300 jours de soleil par an, à l’opposé de la météo souvent pluvieuse et froide du Royaume-Uni, ainsi qu’un coût de la vie entre 20 % et 40 % inférieur à celui observé outre-Manche.

Les nomades numériques peuvent aussi profiter d’un vaste choix d’espaces de coworking et de cafés spécialement pensés pour le télétravail. La fameuse gastronomie espagnole et la culture des tapas, sans oublier la richesse historique du pays, sont autant d’atouts supplémentaires.

Les grandes villes comme Barcelone, Valence et Madrid organisent régulièrement des événements de networking pour les télétravailleurs et les expatriés, et disposent de larges communautés prêtes à faciliter l’intégration.

En dehors du travail, les nomades peuvent adopter un mode de vie très tourné vers l’extérieur, entre plages, montagnes et parcs nationaux à explorer.

Portugal : écosystème de start-up dynamique et réseaux d’expats anglophones

Le Portugal est un autre haut lieu du télétravail pour les Britanniques en quête de changement de décor. À l’instar de l’Espagne, le pays propose un visa pour nomades numériques (D8), qui exige, en 2025, un revenu mensuel minimum de 3 480 €.

Le pays bénéficie également d’un Internet haut débit et d’un coût de la vie en moyenne 30 % à 40 % inférieur à celui du Royaume-Uni, selon le site d’immigration Touchdown (source en anglais), tout en demeurant moins cher que plusieurs autres hubs d’Europe de l’Ouest.

Le Portugal abrite de fortes communautés de coworking dans des pôles clés comme Lisbonne, Madère et Porto, offre un haut niveau de sécurité et bénéficie d’un climat doux toute l’année.

Lisbonne, avec son vaste réseau d’expatriés britanniques, son écosystème de start-up très animé et la facilité d’accès à des services en anglais, attire tout particulièrement les nomades numériques venus du Royaume-Uni, malgré une crise du logement croissante et un ressentiment local de plus en plus vif à leur égard.

Des régions comme l’Algarve restent relativement abordables par rapport à d’autres destinations européennes prisées, tout en offrant des paysages spectaculaires, des terrains de golf et de nombreuses possibilités de randonnée et de sports nautiques.

Comme l’Espagne, le Portugal bénéficie de plus de 300 jours de soleil par an, ce qui favorise un meilleur équilibre vie pro-vie perso, les nomades pouvant filer directement de leur bureau à la plage.

Croatie : ambiance méditerranéenne et visa de nomade numérique exonéré d’impôt

La Croatie est un autre pays européen qui suscite un intérêt croissant de la part des nomades numériques britanniques.

Le pays propose un visa spécifique pour nomades numériques non européens, qui leur permet de vivre et travailler en Croatie pendant un an sans payer d’impôt sur le revenu local. Il impose toutefois un revenu mensuel d’au moins 3 295 €.

La Croatie est également très abordable, avec un coût de la vie environ 30 % inférieur à celui du Royaume-Uni, selon le site nautique Goolets (source en anglais). Les dépenses baissent encore davantage à l’intérieur des terres, loin des zones côtières les plus touristiques.

Le pays offre aussi un excellent niveau de sécurité et un Internet haut débit, ainsi que plus de 300 jours d’ensoleillement par an. Les services en anglais y sont très répandus, environ 80 % de la population parlant la langue, ce qui facilite la vie des Britanniques.

Des villes comme Dubrovnik, Split et Zagreb accueillent également des communautés d’expatriés en plein essor et de nombreux espaces de coworking.

Avec ses nombreuses villes côtières historiques, ses 13 parcs nationaux et plus de 1 000 îles à explorer, la Croatie offre un terrain de jeu incomparable aux nomades numériques.

Estonie : infrastructures numériques de pointe et programme de e-résidence

L’Estonie s’impose elle aussi comme un hub européen pour les nomades numériques, grâce à la solidité de ses infrastructures numériques.

Environ 99 % des services publics y sont accessibles en ligne 24h/24 et 7j/7, y compris les services bancaires et le vote, offrant un environnement très efficace et peu bureaucratique pour les télétravailleurs comme pour les entreprises. À partir de 2026, les nomades numériques y sont soumis à un taux d’imposition relativement faible de 22 %.

Selon Numbeo (source en anglais), le coût de la vie en Estonie est environ 30,5 % inférieur à celui du Royaume-Uni.

Son programme de e-résidence permet en outre aux entrepreneurs et aux freelances de créer en quelques minutes une société basée dans l’UE et de la gérer à distance, ce qui soutient le développement d’activités numériques internationales.

Tallinn abrite une scène tech dynamique en pleine croissance, avec un excellent niveau d’anglais et de très bons espaces de coworking. La ville se parcourt facilement à pied et offre un accès rapide à une nature préservée – tourbières, vastes forêts et littoral – idéale pour déconnecter et retrouver son équilibre quand on en ressent le besoin.

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